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Nos lecteurs ont la parole - Georges Tyan

Dressez les potences !

Pas un jour ne passe sans son lot de malheurs: une femme battue quasiment à mort par son époux qui voulait lui arracher les yeux, un garçonnet, que dis-je, un angelot de cinq ans, violé, égorgé par un désaxé sexuel ou détraqué mental de dix-sept ans, son petit corps frêle jeté dans une décharge publique tel un vulgaire morceau de viande avariée.
Cela sans compter le lot de femmes lacérées, abattues à la cocotte-minute, les crimes soi-disant d'honneur, les enlèvements, les viols collectifs, toutes les saletés qui ont lieu à l'ombre des taudis de la misère qui désormais ceinturent nos cités, dont on n'a connaissance, et encore, qu'une fois l'irréparable advenu.
Toutefois la misère encore moins la pauvreté n'excusent pas cette déviance, cette légèreté dans le comportement humain, il s'agit tout au plus d'un alibi derrière lequel se cachent des criminels en puissance pour camoufler le geste de trop, une fois assouvi leur emportement animal.
Je ne suis pas psychiatre ni psychologue pour rechercher l'origine de ces dérapages mortels, leurs motivations, les analyser pour arriver comme souvent à un non lieu momentané de l'assassin à l'instant de son crime, sous l'emprise d'un mal subit, démoniaque, tombé d'on ne sait où.
Et ces pilules qui courent les rues, la drogue qui ne se cache plus, les pourvoyeurs ont pignon sur rue. Ils sont protégés, non plus par des petits caïds mais par des organisations paramilitaires et des personnalités pour qui la loi n'existe que pour les autres.
Ce temps où il suffisait de l'ombre d'un seul uniforme pour tenir en respect toute une bande de malfrats... Où la justice en était une, où la majorité des juges ne craignait que Dieu et sa conscience, ne faisant pas antichambre chez les députés et les ministres pour obtenir un poste, une promotion, devenant ainsi leurs vassaux et leurs obligés.
Bien entendu, pour conserver un semblant d'apparence, on met quelques personnes derrière les barreaux, il s'agit le plus souvent de pauvres hères paumés jusqu'à la lie, qui n'ont rien à voir avec ces affaires. Les barons, eux, sont bien à l'abri, déjà loin. Les médias s'en donnent à cœur joie quelques jours durant, puis on les oublie, entre-temps on va leur concocter de toute pièce une nouvelle virginité.
C'est tout le climat du pays qui est délétère; le cœur n'y est plus, l'air semble vicié, irrespirable, lourd sur les poumons. Déjà que rien ne va plus, ce n'est pas au ralenti que nous vivotons, tout se grippe, nous sommes pratiquement à l'arrêt. Alea jacta est, les jeux sont faits avec des dés pipés.
Et d'autres bébés seront jetés dans les poubelles, beaucoup de femmes subiront encore et encore des sévices, seront abusées, dénigrées, beaucoup d'humains de tout sexe, de tout âge, de toutes couleurs seront rabaissés au niveau de marchandise, de bétail, tant qu'une prise de conscience collective ne se produira pas.
Ce n'est certainement pas en enjolivant les textes, en soignant de soi-disant malades mentaux qui ne sont que perfides assassins, récidivistes en puissance, livrés à la luxure, grisés par l'horreur de leur forfait, qu'on éradique ce mal qui prend de plus en plus de l'ampleur.
C'est à la source qu'il faut s'en prendre, aux pourvoyeurs d'hallucinogènes, bien connus des services étatiques, leur faire ingurgiter leur marchandise immonde, les laisser macérer dans un coin, ils dépériront et périront tous seuls. Leurs protecteurs, aussi hauts placés et puissants fussent-ils, subiront le même sort.
Il est grand temps d'accrocher ce genre de gibier aux potences, qu'il est devenu urgent de dresser sur les places publiques.

 

Pas un jour ne passe sans son lot de malheurs: une femme battue quasiment à mort par son époux qui voulait lui arracher les yeux, un garçonnet, que dis-je, un angelot de cinq ans, violé, égorgé par un désaxé sexuel ou détraqué mental de dix-sept ans, son petit corps frêle jeté dans une décharge publique tel un vulgaire morceau de viande avariée.Cela sans compter le lot de femmes lacérées, abattues à la cocotte-minute, les crimes soi-disant d'honneur, les enlèvements, les viols collectifs, toutes les saletés qui ont lieu à l'ombre des taudis de la misère qui désormais ceinturent nos cités, dont on n'a connaissance, et encore, qu'une fois l'irréparable advenu.Toutefois la misère encore moins la pauvreté n'excusent pas cette déviance, cette légèreté dans le comportement humain, il s'agit tout au plus d'un alibi...
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