Le secrétariat général du 14 Mars réuni hier à Achrafieh avec l’ambassadeur des États-Unis, David Hale. Photo Hassan Assal
L'ambassadeur des États-Unis à Beyrouth, David Hale, s'est déchaîné hier de manière inusitée contre le Hezbollah, le tançant essentiellement pour le rôle qu'il joue en Syrie.
M. Hale s'exprimait à l'issue d'une visite au siège du secrétariat général du 14 Mars, à Achrafieh, où il a été reçu, notamment, par le secrétaire général, Farès Souhaid.
« Rien n'a changé dans notre politique envers le Hezbollah, une organisation désignée (par Washington) comme terroriste et qui joue un rôle destructeur en Syrie », a-t-il déclaré, avant d'ajouter : « En envoyant des combattants dans ce pays-là, le Hezbollah a violé son propre engagement à l'égard de la déclaration de Baabda et la politique de distanciation adoptée par le Liban vis-à-vis du conflit syrien. »
« Le Hezbollah devrait retirer immédiatement ses combattants de Syrie », a martelé l'ambassadeur US. Selon M. Hale, « ils ne font que perpétuer la brutalité du régime syrien contre son propre peuple », mais aussi
« attirer les extrémistes (sunnites) vers la région et le Liban » et contribuer à « l'insécurité qui pousse les refugiés à venir s'abriter au Liban ».
Pour M. Hale, « ceux qui ont de l'influence auprès du régime syrien devraient l'utiliser pour amener ce régime à conclure une solution politique négociée, plutôt que faire davantage couler le sang et prendre part à la campagne du régime contre son peuple ».
Réitérant par ailleurs le soutien de Washington à « la mise en œuvre intégrale de Taëf, des résolutions 1559 et 1701 du Conseil de sécurité et de la déclaration de Baabda », ainsi que « l'appui à l'action du Tribunal spécial pour le Liban », le diplomate américain s'est penché sur la crise de la présidence : « Une vacance présidentielle prolongée menacerait la stabilité du Liban », a-t-il prévenu, soulignant qu'il « revient aux Libanais d'élire leur président ». « Nous exhortons le Parlement de faire cela le plus tôt possible », a-t-il dit.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
AVANT HIER ENCORE... LE KERRY... DEMANDAIT À LA RUSSIE, À L'IRAN ET.... ET.... AU HEZBOLLAH... DE TROUVER UNE SOLUTION POUR LA SYRIE !!!
11 h 47, le 11 juin 2014