Aucune solution en vue jusqu'à maintenant, alors que le pays entame sa troisième semaine de vacance présidentielle. Quand bien même une séance parlementaire est prévue aujourd'hui pour l'élection d'un président, l'espoir de voir le quorum atteint est presque nul, les positions des blocs du Changement et de la Réforme et de la Fidélité à la résistance restant inchangées.
L'impasse est d'autant plus totale que les avis divergent, une fois de plus, sur les véritables raisons du blocage, l'élection étant, pour certains, liée aux échéances régionales et internationales et pour d'autres, à des facteurs purement internes. C'est dans cette direction qu'il faudrait probablement interpréter le dernier discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui avait indiqué qu'« il ne faudrait pas compter sur les résultats des négociations saoudo-iraniennes pour l'élection présidentielle ».
Des sources du 8 Mars citées par l'agence al-Markaziya ont toutefois indiqué que des efforts sérieux sont actuellement déployés pour élire un nouveau chef de l'État le plus tôt possible. L'une d'elles avance pour preuve l'accélération des rencontres et des contacts entre le Courant patriotique libre et le courant du Futur d'une part, et les propos positifs attribués au président de l'Assemblée Nabih Berry, après sa rencontre avec le chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun, d'autre part. Un tête-à-tête qualifié de « très amical » par des sources informées qui indiquent que les échanges ont notamment porté sur la coopération future entre les deux hommes.
Il faut prendre également en compte les propos du secrétaire d'État US, John Kerry, qui avait indiqué que les États-Unis étaient en faveur d'un président fort, et qu'ils n'avaient aucun veto sur quelque candidat que ce soit, poursuit-on de même source. À cela, il faut ajouter les prises de position claires exprimées par le secrétaire général du Hezbollah qui avait préconisé la nécessité d'un scrutin purement local qui ne prendrait en compte aucune échéance régionale ou internationale.
Force est de constater enfin, ajoute la source, que la guerre médiatique qui avait lieu entre les États-Unis d'une part, l'Iran et le Hezbollah d'autre part, semble gelée, au milieu d'informations portant sur des négociations secrètes qui auraient lieu entre les Américains et certains leaders du parti chiite, bien que ce dernier ait démenti ces faits à plusieurs reprises.
Cet optimisme est toutefois remis en cause par le ministre de la Santé notamment, Waël Abou Faour, qui a estimé hier que la voie du compromis est toujours bloquée en ce qui concerne la présidentielle. Le ministre a demandé à ne faire assumer la responsabilité de la crise à aucune partie extérieure puisqu'« elle est purement locale ».
Pour sa part, le ministre de l'Environnement, Mohammad Machnouk, qui a insisté sur l'urgence d'élire un chef de l'État le plus tôt possible, n'a pas écarté la possibilité de voir le Parlement proroger une fois de plus son mandat.
Plus optimiste, le député du Hezbollah, Mohammad Raad, a estimé que la situation est plus prometteuse en ce qui concerne l'élection présidentielle, à la lumière notamment des contacts et des rencontres qui ont actuellement lieu.
Liban
Séance parlementaire sans surprise aujourd’hui
OLJ / le 09 juin 2014 à 23h46

