Le chef de l'armée libanaise, Jean Kahwagi, s'entretenant avec la chef de la diplomatie italienne Federica Mogherini en visite à Beyrouth. Photo ANI
Une conférence de soutien à l'armée libanaise prévue à la mi-juin à Rome vise à l'aider à faire face aux répercussions du conflit en Syrie voisine, a affirmé samedi la chef de la diplomatie italienne Federica Mogherini en visite à Beyrouth.
Mme Mogherini, en déplacement dans la capitale pour préparer cette conférence internationale qui se tiendra le 17 juin, a souligné l'importance du soutien à l'armée "en tant qu'instrument de sécurité dans un pays qui connaît un conflit à ses frontières".
"Il est prioritaire non seulement pour la région, mais aussi pour la communauté internationale, de faire en sorte que ce conflit n'ait pas d'implications de sécurité majeures sur le Liban", a poursuivi la ministre qui s'exprimait en français lors d'une conférence de presse avec son homologue libanais Gebran Bassil.
(Lire aussi : L'aide aux réfugiés syriens du Liban et de Jordanie est "décevante", estime la BM)
"La stabilité du Liban est en danger en raison de la crise syrienne et du flux de réfugiés syriens", a déclaré de son côté M. Bassil. "Préserver la sécurité au Liban exige un soutien essentiel à l'armée à travers un armement efficace", a-t-il ajouté.
La conférence sera une occasion pour les pays participants - dont le nombre est encore inconnu - "de traduire le soutien politique en soutien réel à travers des plans d'armement, d'entraînement et d'aides sous de multiples formes", a précisé le ministre libanais sans élaborer.
Pays de quatre millions d'habitants accueillant plus d'un million de réfugiés syriens, le Liban a connu une série d'attentats, d'affrontements confessionnels et d'autres violences liées au conflit syrien. Le pays est divisé entre partisans et détracteurs du régime de Bachar el-Assad. Le Hezbollah, seul parti libanais armé, combat les rebelles aux côtés de l'armée syrienne, ce qui provoque l'ire des adversaires de M. Assad au Liban comme en Syrie.
La situation de sécurité dans le pays s'est toutefois stabilisée depuis la formation d'un gouvernement "d'intérêt national" auxquels participent les deux camps rivaux fin mars.
(Lire aussi : Nasrallah : La solution en Syrie commence et se termine avec Assad)
Outre la mission de défense, l'armée au Liban est également en charge du maintien de l'ordre aux côtés de la police, et a dû intervenir lors des violences confessionnelles exacerbées ces derniers mois par le conflit syrien. Elle est faiblement équipée en armement modernes, et ne dispose que de transports de troupe américains, de chars soviétiques et de canons mais n'a pas d'hélicoptère de combat.
L'institution militaire, multiconfessionnelle, a reçu ces dernières années des aides de la France et des Etats-Unis, mais jamais d'armes lourdes.
En décembre, elle a reçu l'engagement de l'Arabie saoudite de lui octroyer trois milliards de dollars afin qu'elle puisse se procurer des armes françaises.
Pour mémoire
Matériel militaire français : La liste des courses libanaises à Riyad pour validation


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Donnons la bienvenue au soutien à l'armée Libanaise. Mais rappelons-nous bien ceci: Que si ces donneurs que nous savons etre qui ils sont réellement, le font.. c'est uniquement parce qu'ils veulent, dans la cerveau tordue, voir notre armée etre capable de faire face au hezb résistant quand ils voudront. Pas de soucis; C'est toujours bien!! Notons que présence du hezb sert donc aussi positivement à cela. On comprend par là que le hezb, c'est du bénéfice à "L'ETAT PUR" pour notre pays. Il sert d'un coté à tenir en joug sur nos frontières (outre qu'au soutien accessoir aux resistances antisionistes régionales) les criminels occupants sionistes de la Palestine et leur vils créateurs et copains, et de l'autre coté, pousser ces memes braves donneurs, qui ne l'auraient jamais fait à cause de leur amitié/protection directe ou indirecte au criminel cité plus haut, à chercher à armer , mais là on verra comment (...) finalement, nos forces armées. Mais-que-demande-donc-le peuple?... Sinon plus de hezb!?
21 h 06, le 08 juin 2014