Le député Ibrahim Kanaan a assuré hier que « la visite du général Michel Aoun à Aïn el-Tiné a réactivé la situation politique aux niveaux parlementaire et ministériel en ce qui concerne les différentes crises, notamment l'échéance présidentielle ». Il a déclaré sur ce plan que la rencontre ne sera pas laissée sans suite et que les deux parties se sont mises d'accord sur des questions d'ordre pratique. « Il sera décidé ce qui sera permis au niveau législatif et au niveau ministériel à l'ombre de la vacance présidentielle. Ce sont des idées qui doivent être débattues avec les autres parties », a-t-il expliqué.
Concernant la séance parlementaire prévue pour l'étude du projet de loi sur la grille des salaires, M. Kanaan a estimé que le problème n'est pas la tenue d'une séance parlementaire à ce sujet, mais bien sa réussite. « Nous savons tous que cette affaire concerne l'intérêt de l'État au plus haut point, et nous savons que la grille des salaires est passée par de nombreuses étapes au cours desquelles elle a bénéficié d'une unanimité qui malheureusement a été perdue le jour de la séance parlementaire, des parties ayant fait marche arrière », a-t-il souligné. « Des contacts sont en cours pour mener à maturité ce dossier, mais nous ne pensons pas tenir une séance parlementaire si elle n'aboutit pas à des résultats positifs », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, en réponse à une question sur l'axe tripartite évoqué par le général Aoun (regroupant ce dernier ainsi que Saad Hariri et Hassan Nasrallah), M. Kanaan a affirmé que « le président de la Chambre Nabih Berry est conscient de son poids au sein du système politique ». « Le général Aoun évoquait un modèle d'entente entre les forces principales au Liban qui permettrait la stabilité du Liban. Nous n'ignorons personne », a-t-il dit. Et d'ajouter, concernant la présidentielle : « Personne ne cherche à saboter l'élection, mais nous n'accepterons pas que les choses se poursuivent sans président comme si de rien n'était. Il est nécessaire de nous mettre d'accord au plus tôt pour élire un président. La question n'est pas de savoir si nous participerons à la prochaine séance au Parlement, mais de savoir si cette séance réussira. Et le dialogue est nécessaire avec Saad Hariri mais aussi avec toutes les autres composantes. »
Liban
Kanaan : Nous n’accepterons pas que les choses se poursuivent sans président comme si de rien n’était
OLJ / le 07 juin 2014 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
LE BOUCHON... DE LA... BOU...T...(AYE)...EILLE (?) ?
09 h 03, le 07 juin 2014