Le chef de la Rencontre civile, l'ancien député Misbah Ahdab, a dénoncé hier le « mutisme total des responsables » face aux tirs de joie et à l'apparition d'éléments armés relevant du Hezbollah, suite à ce qu'il a appelé le « folklore de l'élection présidentielle
syrienne ».
M. Ahdab s'est dit d'autant plus surpris que personne n'a stigmatisé les recherches lancées à Tripoli à l'encontre de certains individus armés « avec l'aide de l'État », ni dénoncé « les accusations de terrorisme qui leur sont adressées ».
L'ancien député a également imputé à l'État le fait d'avoir œuvré à « protéger ceux qui les ont armés et financés pour les instrumentaliser dans des actes abjects couverts par des responsables politiques et sécuritaires ». « Tout cela dans le but de présenter Tripoli comme étant le terreau du terrorisme », a-t-il dit.
M. Ahdab a par ailleurs dénoncé « la politique de grignotage et l'hégémonie sur les institutions de l'État pratiquée par le Hezbollah qui cherche à imposer le fait accompli », a-t-il dit. Il a en même temps critiqué la « défaite » et la « décadence » des forces du 14 Mars qui « couvrent les desiderata du Hezbollah » du fait de leur participation au gouvernement avec cette formation. « Ce qui se passe n'est pas du tout une contribution à un éventuel compromis régional, mais plutôt la poursuite de la mauvaise gestion et une vision politique étriquée », a ajouté l'ancien parlementaire.


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