Après ces quelques séances infructueuses relevant plus de la mascarade que d'autre chose, la vacance au poste du numéro un de la République libanaise s'est bel et bien installée et pour une durée indéterminée.
Ces députés que vous et moi avions malheureusement élus il y a quelques années de cela semblent plus faire de leur mission de représentants du peuple un « part-time job » qu'une activité intensive dédiée aux besoins du peuple en temps normal et, une fois tous les six ans, à l'élection du président de la République.
En effet, nous avions eu droit, il y a à peine quelques années, à leur « chômage forcé » du fait de la fermeture en bonne et due forme des portes du Parlement.
Une fois ces longues vacances payées (cher) par les pauvres contribuables que nous sommes, et après l'autoprorogation de leur mandat pour deux ans, les voilà, cette fois-ci, qui s'amusent – comme des enfants – à jouer à cache-cache dans l'enceinte du Parlement, lieu de leurs jeux favoris : participer massivement à une séance anodine relative à des faits divers puis aussitôt après s'esquiver rapidement avec des sourires mutins afin de ne plus permettre qu'une séance consacrée à l'élection présidentielle puisse avoir lieu, en provoquant, par leur fuite délibérée, un défaut de quorum.
L'air infatué, un sourire aux lèvres, ils se pavanent au-dehors, en gratifiant les journalistes de leurs petits commentaires stéréotypés, dictés par leur mentor, fiers comme Artaban d'avoir fait capoter une énième séance d'élection.
À les voir ainsi se comporter sans le moindre scrupule ni un minimum de sens patriotique, l'on ne peut s'empêcher de regretter amèrement d'avoir élu à ces postes sensibles des personnes traitant la chose publique comme un jeu amusant et sans le moindre scrupule.
Je parle évidemment – on l'aura deviné – d'une partie seulement de ces députés représentant deux grands partis politiques et non des autres qui, heureusement encore, prennent la peine de venir coûte que coûte essayer d'exercer leur devoir national mais n'y réussissent pas du fait de la dérobade des premiers.
Pourtant le patriarche Raï avait bien réuni les principaux pôles maronites et on lui avait bien promis la participation à cette échéance cruciale pour les chrétiens du Liban. Mais de là à tenir parole, même devant leur chef spirituel...
Tiens, à penser au spirituel me vient à l'idée le mode d'élection d'un pape. Ah comme ce serait bien d'imiter le conclave qui y est consacré et d'en appliquer le principe à nos chers députés, qui se verraient alors enfermés au Parlement, remplaçant pour l'occasion la chapelle Sixtine, condamnés à n'en ressortir qu'après la sortie de la fumée blanche ! Évidemment, le seul hic, c'est qu'ils n'auraient pas les fresques de Michel-Ange à admirer longuement mais uniquement les têtes de leurs collègues ou de leurs chefs présents dans l'hémicycle. Mais de ce fait, cela pourrait accélérer les choses et conduire à des résultats tangibles.
Trêve de plaisanteries ! Un sursaut de dignité et de sens moral s'impose de la part de nos représentants, ou plutôt de ceux d'entre eux qui refusent de jouer le rôle (principal) pour lequel nous les avons élus. Il n'est nullement permis que dans le seul pays arabe de toute la région du Moyen-Orient où un président chrétien existe et où l'on se vante de jouir de plus de démocratie que chez les autres, un chef politique impose à tout un pays sa propre personne comme candidat à la présidence de la République ou sinon refuse de permettre la tenue de cette élection. Qu'il se présente comme la seule force chrétienne du pays en imposant deux autres chefs représentant l'un la force sunnite et l'autre la force chiite est tout simplement inadmissible. Nul n'a le droit de s'ériger en chef absolu alors qu'il craint d'avance les résultats du scrutin. Et nul n'a le droit de simplifier à l'extrême et de réduire à trois groupes confessionnels l'ensemble des Libanais en faisant fi de tous les autres.
Alors, pour l'amour de Dieu et de la démocratie au Liban, laissez parler les urnes, et que le meilleur gagne !
Nos lecteurs ont la parole - Éliane Koniski
Vacance(s)
OLJ / le 06 juin 2014 à 00h00


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Outre ses fonctions constitutionnelles, la tache du futur Président devrait être d’encourager l’Etat a réduire progressivement le fardeau de la Dette. Nous suggérons qu’il recommande ce qui suit : 1. Réorganiser la direction d’EDL avec pour objectif : éliminer le gaspillage, et les vols et économiser ainsi $0.5 milliards par an 2. Revoir a la base tout le système d’évaluation de la taxe sur l’enregistrement des biens fonciers, rendre obligatoire cet enregistrement, et publier régulièrement le produit de la collecte de cette taxe de 6%, parcelle par parcelle. Objectif : encaisser quelques $1.5 milliards supplémentaires par an. 3. Construire a toute vitesse la première Centrale électrique ainsi que la suivante, afin d’économiser en consommation de fuel : $1 milliard. 4. Introduire et appliquer un nombre de reformes simples dans tous les secteurs qui seraient susceptibles de fournir au total $1 milliard par an 5. S’entendre avec les détenteurs des bons de Trésor de la dette publique pour abaisser de deux pour cent les taux d’intérêt qui prévalent actuellement. Ceci pourrait générer en vingt ans des économies de l’ordre de $114 milliards de dollars soit en moyenne $5.7 milliards par an. Voila ce que nous attendons de notre futur Président. Il pourrait ainsi faire d’une pierre deux coups. Garder le Liban a l’abri des remous régionaux et veiller a ce qu’il propose pour le pays un programme économique, social et financier qui lui permette de rembourser toute sa
15 h 25, le 06 juin 2014