Le coordinateur du secrétariat général du 14 Mars, Farès Souhaid, a estimé que la crise des réfugiés syriens et les répercussions syriennes sur le Liban préoccupent davantage les responsables étrangers que la vacance présidentielle, assurant qu'« il est clair que la communauté internationale veut pour l'instant préserver les institutions étatiques à l'heure où l'État s'effondre en Syrie ». Il a sur ce plan appelé les Libanais à élire un président au plus vite, qualifiant « les élections présidentielles en Syrie » de « nomination d'un wali du Cham ».
Dans un entretien accordé à l'agence al-Markaziya, M. Souhaid a estimé que « la visite du secrétaire d'État américain John Kerry auprès du patriarche maronite Béchara Raï vise à équilibrer les rencontres entre chrétiens et musulmans, en l'absence d'un président ». « M. Kerry vient affirmer que le gouvernement constitue un filet de sécurité pour le Liban, et qu'il bénéficie du soutien de la communauté internationale et des États-Unis. Rien de neuf dans cette visite, mis à part la position prise à l'égard de la présidentielle en Syrie et le soutien aux institutions libanaises », a ajouté M. Souhaid. Il a par ailleurs rappelé la nécessité de mener des élections législatives à la fin du mandat du Parlement et de former un cabinet qui représente la majorité des Libanais. « On ne peut plus compter sur la communauté internationale. Les Libanais doivent comprendre que ce qui se passe en Syrie n'est pas un accident, mais un événement exceptionnel », a-t-il expliqué. Il a enfin estimé que « nous sommes toujours à la case départ en ce qui concerne la présidentielle ». « C'est ou le général Michel Aoun ou le bulletin noir, et la moitié des Libanais ne veulent pas de Michel Aoun », a-t-il indiqué.
Liban
On ne peut plus compter sur la communauté internationale, estime Souhaid
OLJ / le 05 juin 2014 à 00h00

