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Culture - Concert

L’orchestre LeBAM et la chorale al-Fayha’, des jeunes au service de la musique

C'est à l'amphithéâtre Pierre Aboukhater de l'USJ que l'orchestre LeBAM (L'Association libanaise pour la promotion de la musique orchestrale), accompagné des jeunes de la chorale al-Fayha' de Tripoli, a choisi de célébrer sa nouvelle collaboration avec la capitale du Nord.

L’Orchestre LeBAM et la chorale al-Fayha’ interprétant des compositions de Zaki Nassif. Photo Nasser Trabulsi

Un rendez-vous, presque une tradition, pour servir une noble cause!

Rappelons qu'au-delà des notes et des voix, il y a un rêve. Celui d'un homme amoureux de la musique, Ghassan Moukheiber, qui a voulu développer la culture musicale, la mettre gratuitement à la portée d'enfants issus de milieux défavorisés, épaulé en cela par deux grands hommes disparus, Ghassan Tuéni et Walid Gholmieh. C'est ainsi qu'il crée, en 2008, sa première école de musique gratuite. Elle donnera naissance à une formation: l'Orchestre national de la jeunesse de LeBAM, qui réunit plus de 45 jeunes musiciens âgés de 12 à 18 ans. Sept ans plus tard, le rêve est encore là. Il rallie à sa cause d'autres institutions, s'étend à plusieurs régions du pays: Baskinta, Beit-Méry, Jdeideh, Baakline et, aujourd'hui,
Tripoli.
«Cet orchestre est une école d'entente et de collaboration, que beaucoup de Libanais, et surtout de politiciens, ne savent pas engager, déclare Ghassan Moukheiber. À travers cette musique, nous avons créé une école de citoyenneté qui enseigne le respect, la différence et l'acceptation de l'autre. Et c'est cette différence qui fait, aujourd'hui, toute la beauté de cet orchestre.»

L'hommage à Zaki Nassif
Quelques notes en douceur, portées par les belles voix de la chorale al-Fayha', donnent le ton. Dirigées par Barkev Taslakian, une quarantaine de voix puissantes vont dénoncer, dans les deux premières chansons, l'état du monde arabe, la frustration et l'injustice. Puis les jeunes musiciens de l'orchestre LeBAM entrent en scène. Vestes rouges, pantalons noirs, ils s'installent avec leurs instruments: flûtes, clarinettes, trompettes, saxophones, tubas, cors et percussions. Menés de main de maître par le maestro du LeBAM, Serghei Bolun, professeur au Conservatoire national de musique du Liban, ces jeunes musiciens vont alterner les rythmes, changer de tempo, interpréter des musiques et chanter les paroles patriotiques de Zaki Nassif, cadencer le rythme militaire des chansons revisitées par le général Georges Herro: Habayebna Hawalayna, Layletna, Mahma Yetjarrah.
Deux solistes, Roula Abou Baker et Rami Dandachi, soutiennent les choristes. Cependant, leur voix sera souvent étouffée par la musique trop puissante pour une salle fermée!
Le rythme s'accélère, l'émotion aussi. Raje3 Yit3ammar Lebnan clôturera ce concert. Un rêve chanté depuis des années et qui continue de hanter l'esprit de milliers de jeunes et de moins jeunes! Et derrière LeBAM, cet orchestre qui s'est assuré la coopération du Conservatoire national de musique, il y a des jeunes et des talents, certes, mais il y a surtout une soif d'apprendre et une volonté de porter la musique au-delà des différences de toutes sortes.

Un rendez-vous, presque une tradition, pour servir une noble cause!
Rappelons qu'au-delà des notes et des voix, il y a un rêve. Celui d'un homme amoureux de la musique, Ghassan Moukheiber, qui a voulu développer la culture musicale, la mettre gratuitement à la portée d'enfants issus de milieux défavorisés, épaulé en cela par deux grands hommes disparus, Ghassan Tuéni et Walid Gholmieh. C'est ainsi qu'il crée, en 2008, sa première école de musique gratuite. Elle donnera naissance à une formation: l'Orchestre national de la jeunesse de LeBAM, qui réunit plus de 45 jeunes musiciens âgés de 12 à 18 ans. Sept ans plus tard, le rêve est encore là. Il rallie à sa cause d'autres institutions, s'étend à plusieurs régions du pays: Baskinta, Beit-Méry, Jdeideh, Baakline et, aujourd'hui,Tripoli.«Cet orchestre est une...
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