Rares sont les occasions pour les Arabes de célébrer une victoire sur leur ennemi le plus redoutable. Avant cette année 2000, dont le symbolisme accentue la valeur, nous nous contentions d'égrener les défaites.
1948, 1956, 1967, 1973, 1982, ces années marquaient dans l'inconscient collectif la prétendue invincibilité de l'envahisseur venu de loin pour massacrer les peuples et occuper les terres.
Alors que le monde redoutait la paralysie des systèmes informatiques qui gèrent la planète, le bug de l'an 2000 ne s'est avéré être une menace que pour la mécanique parfaitement huilée du sionisme.
Ce 25 mai 2000, l'impensable se produisait ; la nouvelle a secoué les cœurs nobles et inquiété les esprits renégats ; Israël se retirait sans conditions du Liban-Sud, où sa machine de guerre lui avait permis d'établir au cours de 25 années d'impitoyables actions une zone tampon au sein de l'espace convoité, chez son voisin le plus problématique.
Évidemment, ce n'était là qu'une bataille perdue pour la bête vengeresse. Elle reviendra en force sous différentes formes : parfois sournoise, souvent létale, toujours cruelle, mais plus jamais la même...
Oubliant que la victoire était celle de tous les Libanais et de tous les Arabes, certains ont tenté de dénaturer cet événement national, allant même jusqu'à le dénigrer sous prétexte qu'il a été l'œuvre d'une faction particulière.
Ce 25 mai doit nous
rappeler la chance que nous avons de pouvoir admirer des hommes que tout semblait opposer et qui se rejoignent, chacun à sa manière, en un seul concept; celui de la
résistance.
Une résistance de conscience que nous retrouvons dans les discours de cheikh Bachir, qui nous fascine encore par son patriotisme communicatif. Une résistance identitaire décelable dans la foi et la méthode de sayyed Hassan. Leur façon si ressemblante d'évoquer les 10452...
La résistance passionnée du général Aoun ou celle plus pragmatique de Walid Joumblatt et Rafic Hariri aux pires heures de la tutelle
syrienne.
Le rappeler doit devenir inutile ; le 25 mai, journée de la résistance et de la libération, appartient à tous. S'imposait la décence d'honorer la mémoire des victimes d'un conflit ravageur en un jour qui a vu poindre l'aube d'une dignité retrouvée.
Nos lecteurs ont la parole - Marwan Tibi
Fier du 25 mai
OLJ / le 03 juin 2014 à 00h00


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
La mort d'une bonne action, c'est d’exagérément en parler.
14 h 39, le 03 juin 2014