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Hommage à Rania Bou Kheir

Nous nous souviendrons toujours de cette première rencontre avec toi, il y a environ deux ans, quand tu avais proposé de brillants articles sur la recherche scientifique au Liban. Des articles que personne d'autre que toi n'aurais pu écrire...
Ce rire franc dont tu n'étais pas avare, tes opinions tranchées sur la médiocrité ambiante qui t'a souvent fait tant de mal, ton perfectionnisme, ta fierté du chemin parcouru étaient un baume au cœur dans un pays plongé dans son cercle vicieux de clientélisme... Mais ce chemin aura été court, bien trop court.
Ta vivacité, ton professionnalisme, cette amitié naissante nous manqueront. Tu avais promis, il y a peu, une nouvelle collaboration marquée, comme d'habitude, par ton aspiration à l'excellence et cet esprit scientifique qui aimait fonder les recherches sur les faits et les chiffres. Il est si difficile de croire que ton élan a été brisé net et que nous ne te reverrons jamais plus.
Ta carrière était jalonnée de succès, même si les difficultés étaient souvent au rendez-vous. Tu étais professeure à l'Université libanaise en télédétection et environnement, lauréate du prix de la Francophonie pour jeunes chercheurs en 2011, habilitée à diriger des recherches par l'Université Pierre et Marie Curie, Paris VI, qualifiée professeure par le ministère français de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Malgré toutes ces réalisations et cette reconnaissance locale et mondiale, tu étais d'une humilité à toute épreuve.
Même si tu nous a désertés si jeune, ta mémoire restera vivante dans les esprits de tous ceux qui t'ont connue. Tout comme l'appétit de vivre dont tu faisais preuve, cette gentillesse qui te caractérisait, cette franchise qui n'épargnait rien ni personne, et cette passion pour ton pays et pour la science qui marquait toutes tes actions.
Adieu Rania, j'espère que tu trouveras la paix dans le monde des justes, toi qui étais un esprit pur, tolérant si peu les concessions dont les hommes sont friands ici-bas.

Nous nous souviendrons toujours de cette première rencontre avec toi, il y a environ deux ans, quand tu avais proposé de brillants articles sur la recherche scientifique au Liban. Des articles que personne d'autre que toi n'aurais pu écrire...Ce rire franc dont tu n'étais pas avare, tes opinions tranchées sur la médiocrité ambiante qui t'a souvent fait tant de mal, ton perfectionnisme, ta fierté du chemin parcouru étaient un baume au cœur dans un pays plongé dans son cercle vicieux de clientélisme... Mais ce chemin aura été court, bien trop court.Ta vivacité, ton professionnalisme, cette amitié naissante nous manqueront. Tu avais promis, il y a peu, une nouvelle collaboration marquée, comme d'habitude, par ton aspiration à l'excellence et cet esprit scientifique qui aimait fonder les recherches sur les faits et les...