Le père Élie Challita en procession avec les reliques de saint Charbel dans l’église Saint-Philippe-du-Roule. Photo fournie par Frédéric Zakhia
Le 23 mai dernier, l’église Saint-Philippe-du-Roule, au cœur du 8e arrondissement de Paris, a accueilli une célébration exceptionnelle selon le rite maronite, offrant aux fidèles une immersion spirituelle dans l’une des plus anciennes traditions de l’Orient chrétien.
À la veille de la Pentecôte, le père Élie Challita, prêtre du diocèse de Jbeil-Byblos au Liban et doctorant en théologie de la liturgie à l’Institut catholique de Paris, a présidé cette messe solennelle, concélébrée avec le père Michel Muel, curé de la paroisse, et le père Fady Salameh, prêtre maronite.
La célébration s’est prolongée par la vénération des reliques de saint Charbel, exceptionnellement présentes à la paroisse.
Près de 300 personnes étaient réunies pour vivre ce moment de prière et de communion entre Orient et Occident.
Dans son homélie, le père Élie Challita a médité sur le mystère de la Pentecôte et sur le don de l’Esprit Saint offert par le Christ ressuscité à son Église. Il a rappelé que l’Esprit entre là où les portes sont fermées, franchissant les barrières des langues et les frontières entre les peuples. La paix qu’il apporte, a-t-il souligné, naît d’une transformation intérieure capable de changer les cœurs et, par eux, de transformer le monde.
Poursuivant son homélie, le père Challita a évoqué la figure de saint Charbel, moine libanais du XIXe siècle retiré durant vingt-trois ans dans une cellule d’ermite, devenu aujourd’hui l’un des saints orientaux les plus vénérés dans le monde. Il a rappelé que le pape Léon XIV lui-même s’était recueilli sur son tombeau à Annaya lors de son voyage apostolique au Liban en décembre dernier.
Les chants et prières en syriaque, langue sœur de l’araméen parlé par Jésus, ont résonné sous les voûtes de l’église parisienne, donnant à la célébration une dimension à la fois spirituelle et historique.


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