Un Iranien, condamné pour ses liens avec l'Organisation des Moudjahidine du peuple (OPMI, opposition en exil), a été pendu hier malgré un appel d'Amnesty International à stopper son exécution, ont annoncé les médias. Gholamreza Khosravi Savadjani avait été condamné à mort en 2010 pour être « ennemi de Dieu », a précisé l'agence IRNA. Il avait été arrêté en 2008, soupçonné d'avoir des contacts avec l'OMPI et d'avoir transmis des documents sensibles à l'opposition en exil, selon IRNA. Amnesty International avait appelé samedi les autorités iraniennes à stopper son exécution, affirmant qu'il n'avait pas bénéficié d'un procès équitable. Selon Amnesty, le nouveau code pénal iranien ne prévoit la peine de mort que pour les opposants ayant « activement pris les armes ».
Selon le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), « l'exécution de M. Khosravi est une représaille visant les prisonniers de la section 350 de la prison d'Evine où il se trouvait et les autres prisonniers qui continuent à résister à l'intérieur des prisons du régime fasciste religieux ». Les autorités iraniennes « considéraient M. Khosravi comme le principal instigateur de la protestation et la révolte des prisonniers politiques le 17 avril dans la section 350 de la prison d'Evine », a souligné l'organisation dans un communiqué. M. Khosravi était détenu à l'isolement à la prison d'Evine, dans le nord de Téhéran, avant son transfert vers Karaj.
Moyen Orient et Monde
Un opposant iranien exécuté en représailles, selon les Moudjahidine du peuple
OLJ / le 02 juin 2014 à 00h00

