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Liban

Fouad el-Saad appelle le chef du CPL à se retirer de la vie politique

Le député de Aley, Fouad el-Saad (Bloc Joumblatt), a dressé hier un véritable réquisitoire contre le chef du bloc du Changement et de la Réforme, le député Michel Aoun, l'appelant à « se retirer de la vie politique afin d'épargner aux Libanais en général, et aux chrétiens en particulier, ses clowneries politiques ».
« Il n'est un secret pour personne que l'approche aouniste de l'échéance présidentielle tient plus des bazars politiques et des opérations d'achats et de ventes que de la responsabilité nationale (...), a déclaré Fouad el-Saad. Le général Aoun a perdu la boussole, semble-t-il, dans sa navigation vers le palais de Baabda. Il a adressé ses flèches au député Walid Joumblatt et aux forces du 14 Mars pour couvrir son échec à faire sa propre promotion, et couvrir son despotisme, avec son allié, le Hezbollah, s'agissant du quorum. Cela n'a rien d'étrange, compte tenu de son expérience politique fondée sur le principe "moi ou personne", ou encore sur sa culture de blocage destructrice au niveau de la vie politique libanaise », a-t-il déclaré hier.
« Le plus étrange, dans le génie politique du général Aoun, c'est sa conclusion incessante qu'il existe un complot local et des guerres universelles contre lui, a ajouté Fouad el-Saad. Il reste pourtant l'un des plus grands comploteurs contre le rôle des chrétiens et leur histoire au Liban et dans l'Orient arabe. Les chrétiens continuent aujourd'hui à payer le prix de ses aventures militaires et de ses accords politiques, qui ont eu pour résultat une régression de leur rôle aux plans local, régional et international, si bien qu'ils ont perdu leur leadership et ont été poussés à se retrouver dans les tranchées des autres », a poursuivi Fouad el-Saad.
« Or celui que les guerres de libération et d'élimination n'ont pu porter à la présidence, la guerre du blocage et du défaut de quorum, ainsi que la mascarade de la répartition par tiers, ne le pourront pas non plus », a-t-il souligné.
Et d'ajouter : « Le conflit du général Aoun n'est pas avec le député Joumblatt et les forces du 14 Mars comme il le prétend. Il est avec la démocratie, la Constitution et le principe de l'alternance au pouvoir. La communauté maronite au Liban regorge de patriotes et de personnalités cultivées et capables. L'on ne peut annuler leur droit à se porter candidats à la présidence pour satisfaire aux ambitions du général Aoun. Le député Henry Hélou et les candidats du 14 Mars sont-ils des maronites de seconde zone ? N'ont-ils pas leur mot à dire, selon l'école aouniste ? N'ont-ils pas le droit de représenter les chrétiens à la tête de l'État et d'incarner la participation réelle au pouvoir? » s'est-il interrogé.
« Celui qui assume la responsabilité du blocage des élections est celui qui se considère, de manière illusoire, comme celui qui représenterait les chrétiens et qui serait le plus attaché à leur rôle et à leur place au sein de l'équation politique, a ajouté M. el-Saad au sujet de Michel Aoun. Dans la réalité, il ne fait qu'exploiter leurs droits au service de ses ambitions et de ses desseins personnels et familiaux, tout comme il a utilisé les chrétiens comme boucliers humains pour consolider son occupation du palais de Baabda en 1989 dans ses guerres absurdes sous le slogan de la libération, ou encore en 2006 comme pour couvrir les armes illégales. Le voilà qui, aujourd'hui, à travers la proposition de la répartition par tiers au pouvoir, tente de résumer les chrétiens à sa personne, pensant que le président Hariri serait séduit par l'idée d'une troïka au pouvoir qui le pousserait à abandonner ses principes démocratiques », a noté Fouad el-Saad.
Et de conclure : « N'est-il pas temps que le général Aoun se retire de l'action politique et se repose, de manière à épargner aux Libanais en général et aux chrétiens en particulier ses clowneries politiques ? Il est temps de cesser de marchander au nom des chrétiens, de cesser de faire des paris sur le dos de la présidence de la République pour donner enfin corps à des rêves personnels et des objectifs familiaux. »

Le député de Aley, Fouad el-Saad (Bloc Joumblatt), a dressé hier un véritable réquisitoire contre le chef du bloc du Changement et de la Réforme, le député Michel Aoun, l'appelant à « se retirer de la vie politique afin d'épargner aux Libanais en général, et aux chrétiens en particulier, ses clowneries politiques ».« Il n'est un secret pour personne que l'approche aouniste de l'échéance présidentielle tient plus des bazars politiques et des opérations d'achats et de ventes que de la responsabilité nationale (...), a déclaré Fouad el-Saad. Le général Aoun a perdu la boussole, semble-t-il, dans sa navigation vers le palais de Baabda. Il a adressé ses flèches au député Walid Joumblatt et aux forces du 14 Mars pour couvrir son échec à faire sa propre promotion, et couvrir son despotisme, avec son allié, le...
commentaires (4)

CORRECTION ! Merci : "Dont celui du piège, tendu par Amîne et le Hakîm réunis...."

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

10 h 48, le 31 mai 2014

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Commentaires (4)

  • CORRECTION ! Merci : "Dont celui du piège, tendu par Amîne et le Hakîm réunis...."

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 48, le 31 mai 2014

  • Comment un Maronite comme Aoun ose-t-il dire a la delegation maronite en tour aupres de diverses forces politiques maronites en vue de trouver un candidat commun, comment ose-t-il leur dire qu'il attend la reponse de l'Arabie Saoudite et de Hariri???!!! mais c'est innomable , bourre de contradictions! Mais espere-t-il que Hariri et l'AS vont le nommer a lui a son age??

    Bibette

    09 h 39, le 30 mai 2014

  • En ces temps de pisse et de poisse, faut citer boSSfâïïïr. A cette aune, alors que l’Aigri s’est jeté dans la mêlée, il a fini par soupirer : "Je continue d’espérer en la tornade éteinte d’Antoûn mais je ne crois plus. Un piège ? C’est possible qu’il y en ait eu. Pour le complot, on verra."! En prononçant ces sibyllins mots, la vérité oblige à dire qu’il ne convainc pas grand monde ce chéwîîîch-là. Mais voilà : il se fait que son roman est encore en mesure d’offrir à ses inconditionnels niais et aigris maronitisés des épisodes inédits ; à distiller mahééék ? Dont celui du piège, assorti d’un complot imbérialo-sahyouniste-takfiriste-sunnite gredin ! Épisodes déconcertants, car faut avouer que son pathétique feuilleton rebondit en alternant les croche-pieds les plus malsains, englouti dans une mêlée d’insinuations, d’accusations, de dénégations et d’éructations orangées nauséabondes. Ce qui n’empêche pas les tenants de sa thèse amère de puiser dans cette confusion de nouvelles raisons de s’obstiner dans leurs certitudes aigries. Prétendre d’une façon infondée que le pétulant minimäallim-Che a épluché son dossier et répondu à la question : "Qui est-il au fond ce drolatique bigaradier?..." est franchement abusif ! De même, estimer que sa version donnée au Näämttallâh le késsérwénéééh, son biographe attitré, est assez plausible pour troubler les détracteurs de cet ex-futur candidat à "présider", serait camoufler la réalité de ses méfaits en fait tout bêtement Pers(c)és !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 03, le 29 mai 2014

  • Tout Libanais sensé est d'accord avec ces propos, surtout la conclusion. Et il n'y a pas que le petit suiviste qui ait besoin de repos, le barbu enterré devrait aller se reposer avec lui. Et pour foutre définitivement la paix au Liban, ces deux-là devraient aller se reposer en Syrie ou en Iran, ils seront très bien traités.

    Robert Malek

    03 h 03, le 29 mai 2014

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