C'est un euphémisme de dire que la croissance du PIB a déçu au T1 (d'autant que la seconde estimation sera revue à la baisse). Un voyant est resté vert malgré tout : la consommation des ménages, en hausse de 3 % l'an en termes réels. La hausse des dépenses d'énergie et de services de santé (avec un important effet Obamacare) avait plus que compensé la faiblesse des ventes de biens. Depuis, les ventes au détail ont rebondi fortement en février (+0,9 %) et mars (+1,5 %) et faiblement en avril (+0,1 %). Les dépenses de services devraient rester soutenues si bien que les dépenses totales de consommation sont attendues en hausse de 0,2 %. Du côté des revenus, la fin 2013 et le début 2014 avaient aussi été difficiles, forçant les Américains à puiser dans leur épargne (graphe ci-
contre). Mais le marché du travail est bien reparti avec un mois d'avril particulièrement vigoureux qui a vu 288 000 créations d'emplois et un taux de chômage en chute à 6,3 %. Les revenus totaux devraient donc connaître une hausse en avril (+0,3 %), permettant au taux d'épargne de se redresser légèrement même si celui-ci devrait rester bas tant que les salaires n'accéléreront pas plus franchement.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef