M. Geagea, en compagnie du député Robert Fadel, hier, à Meerab.
La vacance à la présidence de la République a été hier au cœur d'une rencontre à Maarab entre le ministre des Télécoms, Boutros Harb, et le président des Forces libanaises (FL), Samir Geagea.
« Le pays est en pleine crise politique et institutionnelle grave, qui doit être traitée avec prudence et sagesse. Celui qui assume la responsabilité du blocage et de la vacance à la présidence pousse le pays vers un risque d'effondrement. Il nous incombe de coopérer afin d'empêcher cet effondrement et de préserver la République, les institutions et l'État, qui constituent une garantie pour tous les Libanais, notamment les chrétiens, et ce à travers l'élection d'un président de la République à même de les représenter au pouvoir et de constituer un facteur d'équilibre consensuel fondamental à l'échelle nationale », a affirmé M. Harb à l'issue de la réunion.
« Les forces du 14 Mars ont décidé à l'unanimité de ne pas assister aux séances parlementaires. À l'ombre de la vacance à la présidence, les institutions ne peuvent pas fonctionner comme si de rien n'était. Certains tentent de torpiller les institutions pour imposer une équation politique déterminée, mais cette tentative ne passera pas. Ceux qui souhaitent que le pays fonctionne comme il le faut doivent se rendre à la Chambre et se soumettre aux règles de l'élection présidentielle, c'est-à-dire accepter les résultats. Agir de toute autre manière, c'est porter atteinte à la démocratie et à l'équilibre politique au Liban », a souligné Boutros Harb, tout en affirmant « comprendre et soutenir les revendications sociales ».
M. Harb a par ailleurs appelé le général Michel Aoun à se porter candidat et à se rendre à la Chambre pour procéder à une élection, dans le respect des règles du jeu démocratique. « Le candidat qui obtiendra la majorité, nous le considérerons comme le président légal. Mais se comporter comme si c'était lui à la présidence ou le blocage des élections, tout en reportant la responsabilité sur les autres... cette logique est inacceptable », a-t-il indiqué.
Il a en outre souhaité que les activités du Conseil des ministres ne soient pas affectées par les événements en cours, le gouvernement étant nécessaire pour le suivi des affaires vitales de la population.
M. Harb a par ailleurs estimé ne posséder aucune information sérieuse concernant la mort présumée en Syrie de Mahmoud Hayek, ce cadre du Hezbollah accusé de se cacher derrière la tentative d'assassinat perpétrée à son encontre.
De son côté, Samir Geagea a poursuivi ses entretiens axés sur la présidentielle et les moyens de mettre fin à la vacance. C'est sur ce point qu'a porté sa rencontré hier avec le député Robert Fadel. Lundi, il avait déjà reçu, pour discuter de ce même dossier, une délégation de la Ligue maronite, de la Fondation maronite dans le monde et du Conseil central maronite présidée par M. Samir Abillama.



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