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Liban - Parlement

La vacance présidentielle se confirme, mais le CPL campe sur ses positions

Le président de la Chambre a déclaré « ouverte » la séance électorale.

En marge de la séance électorale, le président de la Chambre a recu hier le chef du bloc du Futur, le député Fouad Siniora, auquel se sont joints le Premier ministre Tammam Salam et l’ancien Premier ministre Nagib Mikati.

Une impression de lassitude se dégageait hier de l'hémicycle, atteignant même les journalistes. Les députés du 14 Mars, du Front de lutte nationale et du Développement et de la Libération se sont rendus à l'hémicycle pour une cinquième séance électorale dont la non-tenue pour défaut de quorum était prévue. Les blocs du Hezbollah et du Changement et de la Réforme ont maintenu leur boycottage des séances électorales, initié par leur retrait de la première séance du 23 avril.


Hier aura été le dernier jour des défilés vains dans le hall de l'hémicycle, puisque le président de la Chambre a déclaré « ouverte » la séance électorale. Il s'est dit prêt à « convoquer à une séance dès qu'un nouvel élément viendra modifier la conjoncture ». Mais cela ne signifie pas que la Chambre restera ouverte jusqu'à ce que les députés du 8 Mars trouvent le zèle suffisant pour s'y rendre. Il ne s'agit pas de mettre les députés au pied du mur en imposant « un état d'urgence » parlementaire, auquel avaient appelé les Kataëb. Il s'agit uniquement de ne pas entraver – ce qui va de soi – une éventuelle entente sur le nom du président de la République, susceptible de garantir le quorum des deux tiers.


La probabilité de ce scénario avant le 25 mai est quasi nulle. Mais les députés du 14 Mars continuent de défendre un message clair : la recherche d'une entente au détriment d'une élection normale a fini par banaliser la vacance à la magistrature suprême, ce qui est inconcevable. Le discours aouniste, frôlant l'abstrait, sur le rejet de la démocratie du nombre au nom du pacte national, nourrit les craintes d'une dénaturation de ce pacte sur la base d'une répartition par tiers.
Ce sont ces deux points, à savoir l'impératif de ne pas normaliser le blocage de la présidentielle, et celui d'empêcher, après le 25 mai, la consécration d'une nouvelle formule libanaise (voir par ailleurs), qui ont été soulevés hier par les députés du 14 Mars.
Pour les trois députés aounistes présents hier à l'hémicycle, Alain Aoun, Ibrahim Kanaan et Nabil Nicolas, lutter contre « la marginalisation des chrétiens », c'est « garantir le respect de leur choix, et ce n'est pas le nombre de chrétiens présents qui garantira ce choix ». Ils centrent leur rhétorique, « au nom du pacte national », sur « le quorum des deux tiers comme garantie du consensus, celui-ci étant le fondement de la démocratie libanaise ».

 

(Lire aussi : Aoun et/ou le chaos...)

 

Adwan et le raisonnement aouniste
Mais alors, quel est l'intérêt du processus électoral ? À cette question, le député Alain Aoun, répond à L'Orient-Le Jour : « Rien ne peut se faire au Liban sans les deux tiers. La Constitution énumère quatorze points, dont les nominations administratives, qui nécessitent une majorité des deux tiers au Conseil des ministres, et vous voulez qu'un chef de l'État soit élu avec moins que cela ? » Sauf que c'est à la majorité absolue qu'est prévue l'élection du président, une fois le quorum des deux tiers assuré...
Alors que les FL continuent de mettre en doute le bien-fondé du quorum des deux tiers pour la séance électorale, non prévu par la Constitution, le député du bloc des FL Georges Adwan a adhéré au raisonnement du CPL qui veut que « le pacte national se traduise par le choix des chrétiens forts ». C'est toutefois un usage « positif, à contresens du blocage », qui doit en être fait, selon lui. Le raisonnement du bloc aouniste devrait le conduire à « se rendre à la séance électorale pour élire l'un des quatre pôles chrétiens. N'est-ce pas ainsi que sera préservé le choix chrétien, sans toutefois bloquer les institutions ? » a-t-il expliqué à L'OLJ.

 

(RepèrePetit manuel utile en cas de vacance présidentielle)


Mais le Courant patriotique libre ne l'entend pas de cette oreille. Le député Ibrahim Kanaan a souligné à L'OLJ « que certains dossiers, comme la loi électorale, sont plus importants que l'élection présidentielle ». Se déplaçant allègrement dans les couloirs du Parlement, Alain Aoun, dont les collègues Ibrahim Kanaan et Nabil Nicolas étaient également dans le hall, s'est abstenu de répondre à la question de savoir qui pourrait bien être un candidat alternatif au chef du CPL. « La question ne se pose pas », a-t-il affirmé, éclatant de rire lorsqu'un journaliste a affirmé que tout le but du vide est justement d'aboutir à un consensus autour de la candidature de Michel Aoun. Pour l'instant, « l'entente avec l'Arabie saoudite va bon train... », a-t-il même ajouté, démentant toute information contraire.

 

(Lire aussi : Sleiman à « L'OLJ » : Je refuse la répartition par tiers ; je l'ai enterrée à titre préventif)

 

« Le cœur de Henri Hélou avec le 14 Mars »
La candidature de Samir Geagea, qui reste soutenue par le 14 Mars, ne porte pas les mêmes effets. « Nous avons été clairs dès le départ : nous sommes prêts à soutenir tout candidat qui porterait les valeurs du 14 Mars, y compris le député Henri Hélou », a déclaré la députée Sethrida Geagea en réponse à une question de L'OLJ, alors qu'elle s'apprêtait à tenir sa conférence de presse. Le député Hélou se pose d'ailleurs comme « un candidat acceptable de tous » (voir par ailleurs).
Dans ce contexte, le député du Front de lutte nationale, Akram Chehayeb, a déclaré à L'OLJ, avec le sourire : « Henri Hélou est centriste, mais son cœur est du côté du 14 Mars, comme moi. » M. Chehayeb continuait toutefois, centrisme oblige, à renvoyer le blocage de l'échéance aux « positions rigides » des deux camps.
Pour le ministre Sejaan Azzi, « l'élection n'est pas envisageable avant les trois prochains mois, l'entente extérieure étant lente ».

 

(Lire aussi : Geagea : Le 8 Mars a torpillé la présidentielle parce qu'il n'est pas sûr de sa victoire)


Quel scénario institutionnel se dessinera pendant cette période de vacance ? Si le président de la Chambre a estimé que « le respect de l'élection d'un nouveau chef de l'État doit immuniser le pays », il a en même temps maintenu la convocation à une séance de législation le 27 mai pour examiner la grille des salaires. Il est fort probable que tous les partis chrétiens, et avec eux le bloc du Futur, boycotteront la séance, même si aucune position officielle n'a encore été prise dans ce sens. Si un bloc chrétien de poids au moins boycotte la séance, le président Berry serait disposé à ne pas la tenir.

 

 

Une impression de lassitude se dégageait hier de l'hémicycle, atteignant même les journalistes. Les députés du 14 Mars, du Front de lutte nationale et du Développement et de la Libération se sont rendus à l'hémicycle pour une cinquième séance électorale dont la non-tenue pour défaut de quorum était prévue. Les blocs du Hezbollah et du Changement et de la Réforme ont maintenu leur boycottage des séances électorales, initié par leur retrait de la première séance du 23 avril.
Hier aura été le dernier jour des défilés vains dans le hall de l'hémicycle, puisque le président de la Chambre a déclaré « ouverte » la séance électorale. Il s'est dit prêt à « convoquer à une séance dès qu'un nouvel élément viendra modifier la conjoncture ». Mais cela ne signifie pas que la Chambre restera ouverte...
commentaires (5)

Yélléh stahhâ mééét !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

16 h 48, le 23 mai 2014

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Commentaires (5)

  • Yélléh stahhâ mééét !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    16 h 48, le 23 mai 2014

  • CE N'EST PAS LE FOND... C'EST LA FAçON ! CE N'EST PAS LE BUT.... CE SONT LES MOYENS ! CE N'EST PAS L'OBJECT... C'EST LA MANIÈRE ! CE N'EST PAS LA CROYANCE... C'EST LE DÉNI ! QUI RABAISSENT...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    16 h 15, le 23 mai 2014

  • L'ABRUTISSEMENT CAMPE SUR LES LIEUX Où IL EXHALE SES BOURDES ET SES CONNERIES... JUSQU'AU JOUR X Où LE PEUPLE, ET LES CHRÉTIENS EN L'OCCURENCE, AYANT MARRE DE CES SIMULACRES DE CHRÉTIENS ÉTOILÉS ET DE MAUVAIS AUGURE, ET DE LEUR ABRUTISSEMENT INNÉ, LES FASSE DÉCAMPER UNE FOIS POUR TOUTE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    15 h 06, le 23 mai 2014

  • Abe uno disce omnes. Et qu’un seul vous apprenne à les connaître tous, yâ wâïyléééh ! Il y a quelque temps encore, le caporal de boSSfèèèr Amèèèr s’ennuyait à mort rêvant de Bääbdâh le Château…. Coffre-fort ! Tout en perdant le Nord. Une fois n’est pas coutume, diront ses thuriféraires, ses orphelins et ses enfants naturels. Parmi lesquels on a parfois repéré des figures inattendues fort bizarroïdes. C’est ainsi que Wéëééém Wéhhééébb, "fils" pas si connu ni si reconnu et "l’exégèse" patenté même, disait l’autre jour : "Parmi ses semblables à boSSfaïr, j’en vois only trois qui peuvent se réclamer de lui : Ahmadénnéjjéééd, Tchavéééz wéll Mahatmâh Gandhéééh ! Cherchez l’intrus et comprenez si vous pouvez, yâ woûlééédéh. Mais vous pouvez encore et heureusement vous renseigner chez sieur de "Beau!" sieur ou plutôt mieux, chez Quandîîîl qui, lui, sûrement vous éclairera bien le kandîîîl ; yîîîh ! Quoi qu’il en soit, quelque temps plus tard ; coquin de sort ; notre bigaradier-chef boSSfèèèr Amèèèr ne manquera plus du tout. Et comme bientôt il n’y aura plus personne autour de lui, yâ hassirtîîîh, personne ne le remarquera plus notre boSSfaïr Aigrie toujours orange-Amère. Ce qui incitera ses "Réformés", au véritable Changement "chrétien". Et à renouveler leur Changement de "Réformés, chrétiennement" parlant. Vanitas Vanitatum. Omnia Vanitas ! Vanité des Vanités. Tout est Vanité !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 51, le 23 mai 2014

  • La chambre doit produire une nouvelle loi electorale se renouveller et ensuite voter pour un nouvel chef d'etat.

    CBG

    02 h 12, le 23 mai 2014

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