Le secrétariat général du 14 Mars réuni hier. Photo ANI
Le secrétariat général du 14 Mars a tenu hier sa réunion périodique à Achrafieh, en présence du député Dory Chamoun, du coordinateur Farès Souhaid, et de responsables au sein de la coalition. Au terme de la rencontre, M. Souhaid a estimé que la période actuelle est « l'une des périodes les plus dangereuses de l'histoire du Liban », affirmant que « la vacance à la présidentce constitue une atteinte portée aux institutions de l'État ».
« Dire que les institutions sont capables de prendre en charge le pays administrativement est peut-être possible mais cela ne peut fonctionner sur le plan politique, notamment en ce qui concerne le pacte national. Le Liban vit une période qui nous rappelle les années 1988 et 2007 », a ajouté M. Souhaid, qui a affirmé que le 14 Mars affrontera unifié la conjoncture actuelle, notant qu'« évoquer la troïka incitait à la discorde confessionnelle ». Et de poursuivre : « La constitution nous a coûté 100 000 martyrs, et violer cette constitution signifierait un nouvel appel à la guerre civile. Les propos de Michel Aoun à propos de la répartition par tiers ne sont pas nouveaux. Le régime syrien avait imposé aux Libanais l'accord tripartite au temps de Hafez el-Assad mais l'accord de Taëf a consacré la parité entre chrétiens et musulmans avant que la révolution du Cèdre ne consacre le vivre-ensemble. En parlant de répartition par tiers, Michel Aoun appelle les leaders à mener deux batailles. L'une au sein de chaque confession en un premier temps, afin de désigner un seul leader aux dépens des autres, et l'une entre les confessions en un second temps. Cela signifie un retour à la guerre civile, et nous ferons face à cette logique. »

