* Le député Ammar Houri (courant du Futur) à l'agence al-Markaziya : « La réunion électorale de demain (aujourd'hui) ressemblera aux précédentes. Les interventions des députés du camp opposé à la session réservée aujourd'hui (hier) à l'examen de la note du chef de l'État au Parlement "expliquent" leur boycottage des réunions électorales. (...) Nous nous acheminons vers une vacance à la présidence de la République. L'important est qu'elle ne se transforme pas en vide. La partie adverse a démenti les informations selon lesquelles elle pourrait retirer ses ministres du gouvernement en cas de vide institutionnel. »
*Hikmat Dib (Courant patriotique libre) à l'agence al-Markaziya : « Nous continuerons de boycotter les réunions parlementaires électorales tant que rien n'a changé au niveau de la présidentielle, notamment pour ce qui a trait à l'incapacité d'élire un chef de l'État fort, ayant une forte base populaire chrétienne, capable de rassembler les Libanais et ayant une vision d'avenir réformatrice. Le boycottage est un moyen démocratique devant empêcher l'accession à la tête de l'État d'un président opposé à la volonté des Libanais et des chrétiens notamment. (....) La possibilité d'une entente autour de la candidature du général Michel Aoun est encore là. Le dialogue entre le CPL et le courant du Futur n'a pas encore débouché, mais nous œuvrons à assurer une majorité en faveur de l'accession du général Aoun à la présidence de la République. »
* Nidal Tohmé (député du bloc Joumblatt) à la Voix du Liban 93.3 : « Les signes précurseurs d'un vide à la présidence de la République sont plus nombreux que ceux d'une entente pour l'élection d'un nouveau chef de l'État à la dernière minute. Le 14 Mars a essayé de conférer à la présidentielle un caractère strictement libanais, mais en boycottant les réunions électorales, la partie opposée l'a rendue vulnérable aux interventions étrangères. (...) Le chef du courant du Futur, Saad Hariri, n'a conclu aucun marché électoral avec le général Michel Aoun. Nous nous dirigeons à grands pas vers un vide présidentiel parce qu'il n'y aura pas d'entente autour d'un président avant une rencontre saoudo-iranienne. »
*Ibrahim Kanaan (député du bloc du Changement et de la Réforme) à la Voix du Liban 105.5 : « Le dialogue avec Saad Hariri n'a pas été interrompu. Le nom du général Aoun a été avancé en tant que candidat consensuel, même si cette option n'est pas possible aujourd'hui. (...) La présidentielle doit permettre de hisser à Baabda une personne ayant les qualités définies par Bkerké (...) mais nous ne pouvons pas continuer de pratiquer la politique de l'autruche et d'assurer le quorum afin de concrétiser des compromis qui porteraient un coup au pacte national et à la place des chrétiens dans le système libanais. Je ne crois pas que c'est notre position qui va provoquer un vide. Nous voulons des élections, mais nous refusons un compromis de dernière minute qui foule aux pieds les remarques de Bkerké. »
*Hikmat Dib (Courant patriotique libre) à l'agence al-Markaziya : « Nous continuerons de boycotter les réunions parlementaires électorales tant que rien n'a changé au niveau de la présidentielle,...

