L’annonce officielle de la signature de l’accord Euronext-BSE, à l’hôtel Four Seasons, à Beyrouth. Photo Dalati et Nohra
La Bourse de Beyrouth (BSE) a annoncé hier la signature d'un accord de coopération avec l'opérateur boursier Euronext (groupe NYSE Euronext), visant à remplacer son ancienne plate-forme boursière par une nouvelle, UTP Hybrid.
Cette nouvelle plate-forme constitue une version moins onéreuse de la plate-forme UTP, avec laquelle Euronext gère déjà plusieurs bourses européennes ; elle conserve les mêmes performances tout en étant adaptée à un flux d'échanges plus réduit, a récemment indiqué un communiqué d'Euronext. « Le projet comprendra le remplacement de la plate-forme NSC©, qui cessera d'être utilisée en 2015 », précise le communiqué.
L'annonce officielle de la signature de cet accord a été faite à l'hôtel Four Seasons, à Beyrouth, en présence des ministres des Finances, Ali Hassan Khalil, représentant le président de la République Michel Sleiman, de l'Économie et du Commerce, Alain Hakim, et de l'Information, Ramzi Jreige. Étaient également présents le vice-président de la BSE, Ghaleb Mahmassani, le vice-président de l'Autorité des marchés de capitaux, Firas Safieddine, le directeur Monde des solutions de marché pour NYSE Technologies et de nombreux officiels.
« Au début des années cinquante, environ 50 compagnies étaient cotées à la Bourse de Beyrouth ; aujourd'hui, on n'en compte plus que 11 », a constaté le ministre des Finances. Et de déplorer ce recul, aggravé, a-t-il indiqué, par la détérioration de la conjoncture politique et économique et « la réalité du manque de confiance des entreprises familiales (libanaises), dont les propriétaires préfèrent aller emprunter aux banques plutôt que d'introduire leurs compagnies en bourse ». Mais, a tempéré M. Hassan Khalil, des améliorations ont également été effectuées, notamment avec la création en 2011 de l'Autorité de régulation des marchés financiers, le projet de privatiser la BSE et la loi sur le délit d'initié.
Euronext a annoncé, le 18 mars, la signature de contrats avec quatre bourses de la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (MENA) : Tunis, Amman, Beyrouth et Oman, dans le but de remplacer leur ancienne plate-forme boursière par UTP Hybrid. Le montant des contrats n'a pas été divulgué.


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12 h 52, le 21 mai 2014