Samir Geagea ne sera pas président. Tel est en substance ce qui ressort d'une déclaration faite hier par le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, qui n'a pas cité nommément le chef des Forces libanaises, mais l'a décrit en termes belliqeux. Le Hezbollah, a affirmé M. Raad, tient à l'élection d'un président attaché « à l'équation de la résistance, qui a assuré la victoire du peuple libanais ».
Le responsable chiite, qui prenait la parole lors d'une cérémonie organisée par le parti chiite au Liban-Sud, a expliqué que l'échéance présidentielle a été entravée jusqu'à présent « par l'insistance sur la candidature d'un homme qui veut la guerre civile, renie les exploits de la résistance, et souhaite imposer au Liban une politique hostile au pays et à sa population ». « Ce candidat n'accédera point à la présidence, quelles que soient les forces qui l'appuient », a-t-il martelé.
« Seule une personne attachée à la résistance et à ce choix réussira à la présidentielle au Liban. Une personne vraiment favorable à l'édification de l'État des institutions, gouverné par les lois », a-t-il précisé.
« Nous faisons nos adieux à un mandat que nous ne nous empressons pas de juger, même si, à son terme, la ligne de conduite du président n'a pas été satisfaisante », a-t-il encore jugé.
L'entente, meilleur passage vers la présidentielle
Pour sa part, le ministre d'État pour les Affaires du Parlement, Mohammad Fneich, a indiqué hier que « l'entente était le meilleur passage vers l'élection d'un nouveau président de la République ». Le ministre, qui parrainait une cérémonie organisée par le département des activités municipales au sein du Hezbollah, a expliqué que « les différends, les équilibres de force et les clivages politiques entravent l'élection d'un président par une partie déterminée au détriment de l'autre ». La résistance devrait être « à l'abri de tout différend politique », a-t-il affirmé.
Dans le même esprit, le ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, a indiqué hier que l'élection d'un nouveau président de la République « n'est pas encore possible à défaut d'entente nationale ». Se prononçant lors d'une cérémonie de commémoration de la fête de « la Victoire et de la Libération », dans la Békaa, le ministre a précisé que l'entente est toujours entravée en raison de l'insistance de la partie adverse à présenter « un candidat de défi » à la présidentielle.
Enfin, le député Ali Fayyad a estimé que l'échéance présidentielle attend toujours « la personnalité consensuelle » qui la rendra possible. Pour le parlementaire, le nouveau chef de l'État devrait pouvoir « instaurer un climat politique différent dans le pays ».


ILS AURAIENT FAIT MIEUX DE SE TAIRE ET DE NE PAS JETER DE L'HUILE SUR LE FEU !
18 h 59, le 19 mai 2014