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Économie - Marché De L’Immobilier

La loi du métrage est trompeuse

À l'heure où tout le pays parle de la loi de la libéralisation des anciens loyers, il existe une autre loi qui mériterait d'être révisée : le code de construction pour le métrage des appartements.
Comme tout le monde le sait, l'accession à la propriété est de plus en plus difficile pour les jeunes couples qui sont pénalisés par cette loi. En effet, il faut compter actuellement un minimum de 120 m2 pour un logement avec deux chambres à coucher. Malgré l'optimisation des espaces à vivre, les architectes ne peuvent plus faire moins. Ils restent bloqués par la loi libanaise du métrage qui englobe tous les espaces communs et les murs dans la surface de vente. Quelle que soit la surface du logement, l'acheteur doit toujours payer des espaces qu'il va finalement très peu utiliser.
Un exemple dans un quartier d'Achrafieh montre parfaitement l'ampleur du problème. Sur une surface de vente de 260 m2, l'espace intérieur incluant l'épaisseur des murs et les balcons est de 166 m2. Le reste du métrage se répartit entre deux escaliers (39 m2), les bacs à fleurs (11 m2), l'épaisseur des murs extérieurs (23 m2) et les gaines techniques (22 m2).
Ainsi, sur une valeur affichée à 3 700 dollars le m2 au premier étage, l'espace occupé par les gaines est facturé 81 400 dollars au futur propriétaire. Pourquoi les propriétaires doivent-ils payer le prix fort pour ces espaces qui, surtout, ne coûtent pas grand-chose aux promoteurs ?
Pour plus de transparence, serait-il possible d'appliquer une loi Carrez au Liban ?
Celle-ci a été adoptée en France en 1996 pour protéger les acquéreurs à la propriété. Cette loi impose au vendeur d'un appartement de mentionner la superficie privative, c'est-à-dire la surface des planchers des espaces clos et couverts après déduction des surfaces occupées par les murs, balcons, cloisons, marches et cages d'escalier, gaines, etc.
Si on l'applique sur notre exemple d'Achrafieh, la surface privative serait de 138 m2 sans les balcons. Le prix de vente resterait le même ; 962 000 dollars au premier étage, mais le prix par mètre carré serait alors de 6 971 dollars. Ainsi, le mètre carré dans plusieurs quartiers de Beyrouth serait plus cher que celui de nombreux arrondissements de Paris !

En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910

À l'heure où tout le pays parle de la loi de la libéralisation des anciens loyers, il existe une autre loi qui mériterait d'être révisée : le code de construction pour le métrage des appartements.Comme tout le monde le sait, l'accession à la propriété est de plus en plus difficile pour les jeunes couples qui sont pénalisés par cette loi. En effet, il faut compter actuellement un minimum de 120 m2 pour un logement avec deux chambres à coucher. Malgré l'optimisation des espaces à vivre, les architectes ne peuvent plus faire moins. Ils restent bloqués par la loi libanaise du métrage qui englobe tous les espaces communs et les murs dans la surface de vente. Quelle que soit la surface du logement, l'acheteur doit toujours payer des espaces qu'il va finalement très peu utiliser.Un exemple dans un quartier d'Achrafieh montre...
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