L'ambassadeur de Syrie, Ali Abdelkarim Ali, a indiqué que son pays est prêt à collaborer avec les autorités libanaises pour trouver les moyens qui faciliteront le retour des refugiés syriens dans leur pays.
M. Ali a tenu ces propos au terme d'un entretien, hier, avec le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Élias Bou Saab, à qui il a rendu visite afin de discuter avec lui du dossier des étudiants syriens parmi les réfugiés accueillis au Liban. « Soit on les aide à retourner à leurs écoles, soit on leur trouve des solutions en attendant ce retour », a-t-il dit, en faisant état d'une coordination sur ce plan entre les deux ministères libanais et syrien de l'Éducation. Le diplomate a indiqué que son gouvernement s'acharne à trouver des solutions pour pouvoir ramener les réfugiés syriens chez eux.
M. Bou Saab a pour sa part évoqué le problème des examens officiels d'autant que de nombreux refugiés ne possèdent pas de papiers d'identité. « Ce problème doit être pris en charge par le gouvernement pour leur permettre de se présenter aux examens », a-t-il souligné, en expliquant l'afflux de Syriens de régions souvent calmes dans leur pays par leur volonté de « profiter des aides des institutions internationales ».
Sur un autre plan, un bilan de la présence des réfugiés syriens au Liban et de ses implications sur les plans humain et économique a été amplement abordé lors d'une conférence qui a été organisée à ce sujet par le Centre Issam Farès.
Dans son intervention, le directeur du centre, l'ambassadeur Abdallah Bou Habib, s'est interrogé sur « les raisons qui empêchent, d'une part, le retour des refugiés syriens venant de regions calmes ou qui le sont devenues et la mise en place, d'autre part, de camps sur la frontière syro-libanaise ».
Le directeur de Statistics Lebanon, Rabih el-Habre, a exposé chiffres à l'appui le poids de la crise sur les infrastructures et les finances publiques. Il a ainsi révélé que « les réfugiés consomment quotidiennement 87 millions de litres d'eau, 5 millions et 400 mille morceaux de pain et 200 mégawatts d'électricité, sachant que les bateaux turcs produisent chaque jour 280 mégawatts ». Ces conséquences ne touchent pas uniquement l'infrastructure mais aussi l'économie et l'avenir des Libanais car « cette crise n'accentuera pas seulement le taux de chômage mais aussi la concurrence au niveau des salariés et favorisera l'émigration libanaise », affirme le journaliste d'al-Akhbar Mohammad Zbib.
Pour faire face à cette situation, l'ancien conseiller à la Banque mondiale, Samir Daher, a appelé l'État à contrôler l'afflux des déplacés et à convaincre les pays concernés à assurer le retour des refugiés dans les regions calmes.
Liban
Ali : Damas travaille sans arrêt pour le retour des refugiés syriens
OLJ / le 16 mai 2014 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Et le jour ou vous le ferez vraiment , les ingrats a la cervelle endommagee ne le reconnaitront meme pas .
16 h 38, le 16 mai 2014