Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole - Carole Dib

Derrière le masque...

Je sais ce que tu fais chaque matin.
Quand tu te réveilles, je connais les choix que tu prends. Un par un.
Tu choisis ton petit déjeuner et les habits qui correspondent le mieux à ta
journée.
C'est toi qui choisis. Qui veux-tu être ?
En fait chaque matin, tu tires de ton armoire ton pantalon, ta chemise, ta jaquette mais surtout ton masque.
Un masque sérieux pour une réunion importante ? (Alors que, franchement, tu meurs d'envie de te reposer et de te décontracter).
Un masque autoritaire pour donner ton premier cours en classe ? (Alors que, franchement, tu n'es pas nécessairement très bien dans ta peau avec cette nouvelle expérience).
Un masque joyeux pour une sortie en boîte ? (Alors que, franchement, tu préfères sortir de cette « boîte » plutôt que de t'y enfermer).
Un masque souriant pour accueillir la voisine trop bavarde ? (Alors que, franchement, les histoires de l'autre voisine du septième étage et de sa chatte ne t'intéressent guère).
Que nous le voulions ou pas, personne ne peut vraiment prétendre ne jamais avoir porté de « masque » à un certain moment de sa vie. Je ne critique point. Il est quasi impossible de porter l'humeur du moment naturellement tout le temps. Mais c'est quelque chose que nous apprenons à faire. Nous ne sommes pas nés ainsi. C'est pour cela que les enfants sont toujours les plus mignons à observer. Ils courent, jouent et crient lors d'une messe. Ils te prennent le cellulaire et racontent l'histoire de la souris verte à ton boss. Ils sont les plus « authentiques », mais, hélas, ils ne peuvent pas le rester.
Pourtant, le problème n'est pas là. Le danger réel, c'est que dans un monde de masques, n'importe qui peut se faufiler. Il y a tous ces gens innocents qui ne portent des visages que pour cacher leur tristesse ou leur peur. Mais il y a aussi des « méchants » qui en profitent. Les menteurs, les hypocrites, les infidèles, les voleurs et les criminels se réjouissent à l'idée d'une population de masques. Dans la foule, personne ne pourra jamais les attraper.
Mais toi, toi au moins, je sais ce que tu fais chaque soir.
Avant de t'endormir, tu enlèves ton masque, tu laves ton visage, tu te regardes et tu souris.
Mais lui, je sais ce qu'il fait chaque soir.
Avant de s'endormir, il enlève son masque, il essuie son visage à peine et il n'ose même pas regarder le miroir.
C'est toi qui choisis. Qui veux-tu être ?

Je sais ce que tu fais chaque matin.Quand tu te réveilles, je connais les choix que tu prends. Un par un.Tu choisis ton petit déjeuner et les habits qui correspondent le mieux à tajournée.C'est toi qui choisis. Qui veux-tu être ?En fait chaque matin, tu tires de ton armoire ton pantalon, ta chemise, ta jaquette mais surtout ton masque.Un masque sérieux pour une réunion importante ? (Alors que, franchement, tu meurs d'envie de te reposer et de te décontracter).Un masque autoritaire pour donner ton premier cours en classe ? (Alors que, franchement, tu n'es pas nécessairement très bien dans ta peau avec cette nouvelle expérience).Un masque joyeux pour une sortie en boîte ? (Alors que, franchement, tu préfères sortir de cette « boîte » plutôt que de t'y enfermer).Un masque souriant pour accueillir la voisine trop bavarde...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut