Le ministre de la Santé Waël Abou Faour a décidé hier de suspendre le contrat d'entente signé avec l'hôpital al-Nini à Tripoli. Cette décision a été prise au lendemain de l'affaire de la fillette Tala Jomaa, atteinte de leucémie, que l'administration de l'hôpital avait refoulée mardi pour des raisons financières. Elle n'a été admise à l'hôpital que suite à l'intervention du ministre de la Santé.
Ce dernier a adressé une lettre à cet effet à l'administration de l'hôpital, la mettant en garde contre tout acte semblable à l'avenir, sous peine de transmettre le dossier au parquet.
M. Abou Faour a également adressé une circulaire aux administrations des différents hôpitaux les appelant à se conformer aux termes de l'accord de coopération avec le ministère de la Santé. Il a précisé que les hôpitaux qui refoulent un patient, qui établissent une différence entre un patient et un autre suivant sa situation financière ou la couverture médicale dont il bénéficie, ou encore qui perçoivent des « différences tarifaires illégales » feront l'objet de poursuites administratives et judiciaires. M. Abou Faour a enfin affirmé qu'il n'hésitera pas à protéger le droit naturel des citoyens libanais à l'hospitalisation et à la santé.


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