Le dossier Alstom est loin d'être terminé. Le feuilleton est toujours en cours pour le rachat des activités énergétiques du groupe. General Electric (GE) s'est positionné, mais le groupe américain n'a pas les faveurs de l'exécutif français. Dès lors, Siemens, l'autre protagoniste de cette affaire, pourrait en profiter, mais le géant allemand ne semble pas prêt à se lancer. Mais pour Henri Guaino, la meilleure solution demeure la nationalisation temporaire de l'entreprise.
Mais, comme on l'a vu, General Electric et Siemens proposent de racheter la branche énergie d'Alstom, ce jeudi un nouveau prétendant entre dans la danse. En effet, selon le quotidien économique Nikkei, le conglomérat industriel Toshiba va faire une offre à GE pour reprendre l'activité transmission/distribution d'Alstom intégrée dans l'ensemble que propose de racheter le géant américain.
Selon ce journal, Toshiba est intéressé par l'activité distribution intégrée dans l'ensemble que propose de racheter General Electric. Le groupe nippon semble considérer que la priorité de GE n'est pas la partie distribution d'Alstom et que si Toshiba la prenait à sa charge, la somme à débourser pour GE en serait allégée d'autant.
Toshiba, qui a déjà une activité énergie très conséquente, avec des équipements pour centrales et autres appareils, a déjà pris le contrôle il y a quelque temps pour 2,3 milliards de dollars de la société suisse Landis Gyr, spécialiste des « compteurs électriques intelligents », équipements essentiels pour les réseaux électriques de nouvelle génération. S'il complétait par l'activité distribution d'Alstom (transformateurs, systèmes de gestion...), il deviendrait puissant dans ce domaine à l'échelle mondiale avec une offre complète de produits. La partie d'échecs ne fait que commencer.
Économie
Affaire Alstom : Rien n’est joué encore
OLJ / le 09 mai 2014 à 00h00


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