Les députés turcs ont commencé hier à parler de la création d'une commission d'enquête sur les allégations de corruption qui visent quatre anciens membres du gouvernement islamo-conservateur du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.
Les quatre ex-ministres devaient publiquement répondre à ces accusations devant leurs collègues élus pour la première fois depuis le début, mi-décembre, du scandale qui a secoué le régime. Trois d'entre eux, Muammer Güler (Intérieur), Zafer Caglayan (Économie) et Erdogan Bayraktar (Environnement) ont été contraints de démissionner il y a quatre mois, quelques jours après l'inculpation de leurs fils dans une vaste enquête de corruption visant des dizaines de proches du régime. Le dernier d'entre eux, Egemen Bagis (Affaires européennes), avait été remercié à la faveur d'un vaste remaniement précipité par le départ de ses trois collègues.
Le débat devait se prolonger tard hier soir et se conclure, sans surprise, par un vote sur la formation d'une commission spéciale chargée d'enquêter sur les allégations de malversations et de pots-de-vin qui pèsent sur les ex-ministres, redevenus députés, a-t-on indiqué de source parlementaire. Si elle est créée, cette future commission devra elle aussi suspendre ses travaux à la faveur des vacances parlementaires, à partir du 1er juillet, puis de la campagne pour l'élection présidentielle des 10 et 24 août prochain. Le Parlement aura le dernier mot pour décider de renvoyer ou non les quatre anciens ministres devant la Cour suprême, seule habilitée à les juger.
(Source : AFP)
Moyen Orient et Monde - Turquie
Débat d’une commission d’enquête sur la corruption
OLJ / le 06 mai 2014 à 00h00

