L'ambassadeur d'Arabie saoudite, Ali Aouad Assiri, a regagné son poste à Beyrouth, après plusieurs mois d'absence, suite à des assurances gouvernementales que le plan de sécurité mis en œuvre depuis quelques semaines a commencé à porter ses fruits et que l'état de la sécurité au Liban est « en amélioration constante ».
Affirmant avoir répondu aux souhaits du roi Abdallah de le voir regagner son poste, le diplomate a insisté sur le fait que « mon retour n'est pas lié à l'échéance présidentielle », précisant que le souhait de son pays est de voir se dégager un accord interne sur l'élection d'un nouveau président.
« Nous souhaitons l'élection d'un Libanais par excellence, a-t-il dit, d'autant que la région traverse une phase très délicate. »
« Je suis de retour au Liban pour exercer mes fonctions et reprendre contact avec toutes les factions politiques », a-t-il dit, insistant sur le fait que « le royaume saoudien ne se permettra aucune ingérence dans le processus électoral ».
« Ce sont les Libanais qui devront élire leur nouveau président, et ils en sont capables. Le choix devra être exclusivement libano-libanais, et ce dans les prochaines semaines, loin de toute vacance institutionnelle », a-t-il insisté.
Notons que l'ambassadeur saoudien a reçu hier un appel téléphonique de Samir Geagea lui souhaitant la bienvenue à son retour au Liban.
M. Assiri a par ailleurs affirmé que son pays n'a pas « interdit aux Saoudiens » de se rendre au Liban, mais qu'il existe simplement un appel à la prudence qui s'explique par « l'intérêt que prend le roi à la sécurité de ses sujets ». Il a par ailleurs estimé normal que des Libanais se rendent en Arabie saoudite pour y rencontrer des responsables saoudiens, « du fait des excellents rapports qui lient les deux pays et favorisent de tels échanges ».
Liban
L’ambassadeur d’Arabie saoudite regagne son poste au Liban
« Mon retour n'est pas lié à l'échéance présidentielle », assure le diplomate.
OLJ / le 03 mai 2014 à 00h00

