Dans ce feuilleton présidentiel qui nous est servi depuis des mois, il serait souhaitable pour un pays englué dans les analyses et ruminations politiciennes d'essayer de chercher une lumière porteuse d'espoir.
Pour être président, il faut être maronite. Soit. Encore faut-il être bon catholique et emprunter cette voie non pas pour se hisser aux plus hautes fonctions de l'État, mais tirer cet État vers le haut.
Plusieurs personnes, hors de l'arène politique, font bien plus pour leur pays que ces messieurs qui sommeillent régulièrement dans l'hémicycle. Dans la discrétion la plus totale, ils donnent inlassablement de l'espoir à un pays qui est tous les jours un peu plus chaotique et en perte de valeurs fondatrices pour toute société digne de ce nom.
Parmi plusieurs personnes, j'en choisirais une et je parlerais en citoyenne libanaise uniquement, reléguant l'amitié à l'arrière-plan.
Voici donc un homme, Salim Eddé, qui, bien que fils de Michel Eddé, est d'abord Salim. Trop discret par respect et amour filial envers un père qui est un véritable monument culturel et un guide exceptionnel. Il serait grand temps pour lui de s'exprimer.
Homme d'équité et de partage, homme d'écoute et de paix, passeur de savoir exceptionnel (son musée des minéraux est un hymne à la vie et à la connaissance), il est tellement connu dans les sociétés de bienfaisance que son nom paraît une évidence. À égale distance de toutes les idéologies et toutes les parties, ses valeurs faites de travail et d'humanité lui font parler toutes les langues, sont fédératrices et ne peuvent que concilier.
Il est étranger à toute forme de violence et son ordinateur est sa seule arme pour combattre l'imbécillité de la guerre et des misères de toutes sortes. Cet homme est une chance pour le Liban et le pays devrait la saisir. Nullement intéressé par la chose matérielle, il serait, dans les pas de l'élégant Michel Sleiman, un rassembleur et donnerait le «la» pour faire enfin du Liban un véritable îlot de paix dans un puzzle moyen-oriental de plus en plus
compliqué.
Puisque les nominations spontanées sont possibles, hors partis politiques, faisons une pétition et aidons-le à s'exprimer.
Yallah! Il est encore temps.
Dr Noha BAZ
Pédiatre

