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Liban

Le TSL doit protéger les témoins dévoilés par al-Akhbar et la NTV, selon le Futur

Le Bloc du Futur, réuni hier à la Maison du Centre.

Le bloc parlementaire du courant du Futur, réuni hier sous la présidence de M. Fouad Siniora à la Maison du Centre, s'est longuement arrêté sur l'affaire de la citation de deux journalistes, Karma Khayat, d'al-Jadeed TV, et Ibrahim Mohammad al-Amine, d'al-Akhbar – tous deux accusés d'outrage au Tribunal spécial pour le Liban – à comparaître devant le TSL, pendant que la campagne se poursuivait contre le tribunal.
Le bloc, dont le communiqué a été lu par M. Ammar Houri, a déploré indirectement les surenchères autour de cette affaire, en rappelant que « les libertés sont la raison d'être du Liban qu'elles distinguent parmi les pays de la région ». Après avoir relevé l'attachement de son bloc à « la liberté de la presse qui reste au cœur des libertés d'expression », le député a insisté sur le fait que celle-ci reste « associée à la responsabilité et à la justice sans lesquelles elle ne saurait exister ou serait menacée ». Il a dans le même temps rappelé que la liberté reste régie par les lois « pour empêcher qu'elle ne devienne un instrument pour menacer celle des autres » et que toute personne « au sein d'un État de droit, qu'il s'agisse d'un homme politique, d'un magistrat, d'un journaliste ou d'un citoyen ordinaire, doit rendre compte de ses actes lorsqu'elle viole la loi ».
Après cette introduction exhaustive, le bloc a expliqué que l'initiative du TSL n'est qu'une application de l'article 60 bis de son règlement de procédure et de preuve qui porte sur l'outrage au tribunal et l'entrave à la justice. « Il est du devoir du tribunal d'assurer la sécurité des témoins dont les noms, les photos et les adresses avaient été dévoilées par les deux médias », insiste le communiqué, qui s'arrête sur les critiques des détracteurs du tribunal selon lesquelles celui-ci n'a pas poursuivi d'autres médias étrangers qui avaient publié des révélations sur l'enquête menée par le TSL dans l'affaire Hariri. « Le TSL est chargé de découvrir et de demander des comptes aux parties responsables du crime que représentent les fuites d'informations publiées au sujet des témoins présumés, même si ses départements en sont responsables », a indiqué M. Houri, en estimant que les médias ont le droit de critiquer l'action du tribunal « mais n'ont pas le droit de mettre en danger la vie et l'avenir des individus ».
Selon lui, les deux médias poursuivis « ont agi comme s'ils aidaient les criminels à échapper aux sanctions ». Le bloc a estimé qu'« une large partie du peuple libanais a été interpellée par les tentatives d'exploitation de cette affaire par le Hezbollah et ses acolytes » et a trouvé « encore plus étonnant que ces derniers se mobilisent pour soi-disant défendre les libertés alors qu'ils soutiennent les despotes en Syrie », avant de rappeler que ces mêmes personnes défendaient pratiquement les assassins de Samir Kassir et Gebran Tuéni et n'avaient pas bronché lorsque les locaux de la FTV avaient été incendiés.
Les réactions hostiles au ministre de l'Information, Ramzi Jreige, par ailleurs un ancien bâtonnier, qui avait conseillé aux deux journalistes de se défendre devant le tribunal, sont, selon le bloc du Futur, « une nouvelle preuve de la fausseté de ces personnes rassemblées soi-disant pour défendre la liberté d'expression ».

Le bloc parlementaire du courant du Futur, réuni hier sous la présidence de M. Fouad Siniora à la Maison du Centre, s'est longuement arrêté sur l'affaire de la citation de deux journalistes, Karma Khayat, d'al-Jadeed TV, et Ibrahim Mohammad al-Amine, d'al-Akhbar – tous deux accusés d'outrage au Tribunal spécial pour le Liban – à comparaître devant le TSL, pendant que la campagne se poursuivait contre le tribunal.Le bloc, dont le communiqué a été lu par M. Ammar Houri, a déploré indirectement les surenchères autour de cette affaire, en rappelant que « les libertés sont la raison d'être du Liban qu'elles distinguent parmi les pays de la région ». Après avoir relevé l'attachement de son bloc à « la liberté de la presse qui reste au cœur des libertés d'expression », le député a insisté sur le fait que...
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