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Liban

Harb : « Il n’est pas facile de remplacer Geagea par un autre candidat »

M. Harb, hier, en compagnie de M. Hale. Photo ANI

Le ministre des Télécommunications Boutros Harb a réaffirmé hier que l'objectif du 14 Mars est d'obtenir l'élection de l'un de ses membres à la présidence de la République. M. Harb a souligné dans ce cadre qu'il est normal, s'il s'avère que le leader des Forces libanaises Samir Geagea, candidat à la présidence, n'obtiendra pas la majorité au deuxième tour des élections, que le 14 Mars s'entende sur un autre candidat qui lui permettra de remporter l'élection. Il a cependant estimé qu'il ne sera pas facile de remplacer M. Geagea par un autre candidat.
M. Harb, qui s'est entretenu de ce dossier hier avec l'ambassadeur des États-unis, David Hale, a insisté sur la nécessité d'appliquer les règles démocratiques pour élire un chef de l'État dans les délais constitutionnels. Il a mis en garde à ce sujet contre les dangers du blocage. « Il n'est pas permis, a-t-il dit, de sacrifier le Liban et son régime pour qu'une personne ou un parti puisse réaliser des acquis personnels, parce qu'en l'absence d'un chef de l'État, le Liban risque de devenir un État en faillite, de la même façon que le corps ne fonctionne pas sans la tête. »
En réponse à une question, M. Harb a critiqué l'argument développé par le chef du CPL, le général Michel Aoun, au terme de la réunion électorale de mercredi, pour justifier le retrait de ses députés de l'hémicycle. M. Harb a déclaré à ce propos : « À ma connaissance, l'unanimité n'est pas une règle pour élire les chefs de l'État dans le monde. Nous sommes dans un système démocratique où des élections produisent une majorité et une minorité. Celui qui obtient la majorité requise constitutionnellement devient président. »
Selon M. Harb, le général Michel Aoun « n'est pas un candidat consensuel ». « Tout son parcours est fait de confrontations », a-t-il souligné. « Je ne pense pas, a ajouté M. Harb, qu'il va devenir un candidat consensuel juste parce qu'il l'a lui-même annoncé. »
Il a ensuite indiqué que « la mémoire de l'ancien chef de gouvernement, Saad Hariri, n'est pas courte ». « Il n'oubliera pas les campagnes de diffamation menées par Aoun et son bloc contre l'ancien Premier ministre assassiné Rafic Hariri et le courant du Futur », a relevé M. Harb.

Le ministre des Télécommunications Boutros Harb a réaffirmé hier que l'objectif du 14 Mars est d'obtenir l'élection de l'un de ses membres à la présidence de la République. M. Harb a souligné dans ce cadre qu'il est normal, s'il s'avère que le leader des Forces libanaises Samir Geagea, candidat à la présidence, n'obtiendra pas la majorité au deuxième tour des élections, que le 14 Mars s'entende sur un autre candidat qui lui permettra de remporter l'élection. Il a cependant estimé qu'il ne sera pas facile de remplacer M. Geagea par un autre candidat.M. Harb, qui s'est entretenu de ce dossier hier avec l'ambassadeur des États-unis, David Hale, a insisté sur la nécessité d'appliquer les règles démocratiques pour élire un chef de l'État dans les délais constitutionnels. Il a mis en garde à ce sujet contre les...
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