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Le député Marsaud juge nécessaire une loi "spécifique" pour les jihadistes français de Syrie

Le député UMP Alain Marsaud a jugé jeudi qu'une loi "spécifique" était nécessaire pour traiter le problème du retour des ressortissants français partis en Syrie pour y mener le jihad.

"Ces 700 qui sont là bas, à un moment, il va falloir qu'ils rentrent, s'ils ne sont pas tués ou s'ils n'ont pas d'autre projet jihadiste. Le problème, c'est le retour de ces gens-la. Que va-t-on en faire ?", s'est interrogé sur RFI M. Marsaud, ancien juge antiterroriste.
"On peut considérer qu'ils sont, entre guillemets, les collaborateurs occasionnels de la diplomatie française puisqu'ils poursuivent le même but, ils combattent Assad comme le fait la diplomatie française. Donc il n'est pas possible de les poursuivre pour association de malfaiteurs en l'état du droit français, à la différence de ce que nous faisions lorsque les jihadistes allaient porter le feu en Afghanistan", a assuré M. Marsaud.


"On pourrait demander au Parlement de faire en sorte d'avoir une loi efficace et spécifique", a fait valoir M. Marsaud, pour qui les "mesures de prévention" présentées mercredi par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, ne sont pas suffisantes car "c'est un peu considérer ces jeunes gens comme des Bisounours".


Le député UMP a par ailleurs estimé que "non seulement on n'a pas tout fait pour décourager ces initiatives mais dans un premier temps, je crois que ça se faisait à la satisfaction de beaucoup de gens, notamment du Quai d'Orsay qui disait nous voilà très engagés dans le processus anti-Assad".
"Effectivement, M. Assad n'est pas quelqu'un de défendable, c'est un criminel, un boucher, un dictateur. Mais je pense que dans un premier temps, on a même dû encourager ces gens à partir, on savait que certains partaient, on se disait +après tout ils vont faire la guerre contre Assad, ça nous arrange bien+. Et j'espère qu'on ne découvrira pas à terme que ces gens-là ont été plus qu'encouragés et voire qu'il y a eu des opérations de manipulation pour les envoyer", a-t-il ajouté.


"C'est une conviction partagée par beaucoup de gens et c'est la raison pour laquelle j'ai demandé la constitution d'une mission d'information ou une Commission d'enquête parlementaire afin de vérifier les conditions dans lesquelles tout cela se passe et surtout comment on va faire pour les accueillir à leur retour et faire en sorte d'avoir une législation adaptée. C'est un vrai sujet, on n'a jamais eu à faire face à une telle menace terroriste. Imaginez que parmi les retours on ait quatre ou cinq Merah", a conclu M. Marsaud.

 

 

Le député UMP Alain Marsaud a jugé jeudi qu'une loi "spécifique" était nécessaire pour traiter le problème du retour des ressortissants français partis en Syrie pour y mener le jihad.
"Ces 700 qui sont là bas, à un moment, il va falloir qu'ils rentrent, s'ils ne sont pas tués ou s'ils n'ont pas d'autre projet jihadiste. Le problème, c'est le retour de ces gens-la. Que va-t-on en faire ?", s'est interrogé sur RFI M. Marsaud, ancien juge antiterroriste."On peut considérer qu'ils sont, entre guillemets, les collaborateurs occasionnels de la diplomatie française puisqu'ils poursuivent le même but, ils combattent Assad comme le fait la diplomatie française. Donc il n'est pas possible de les poursuivre pour association de malfaiteurs en l'état du droit français, à la différence de ce que nous faisions lorsque les...