«Il est 5 heures, Paris s'éveille, les balayeurs sont pleins de balais», chantait Jaques Dutronc. Chez nous, Sukleen choisit de faire circuler ses camions aux heures où tout le monde est dehors, soit entre 10 heures et 18 heures. Et si vous avez la malchance d'être derrière un de ces camions verts, dans une rue où il y a plusieurs arrêts poubelle, les cinq cents mètres vous prendront une bonne vingtaine de minutes, ce qui vous ferait damer le pion à une tortue. Ajoutez les jours où les manifestants de tous bords bloquent les routes, les jours où la circulation est déviée parce qu'une personnalité étrangère nous fait l'honneur d'une visite, les chicanes qui vous font slalomer devant les résidences de nos ministres, députés et autres VIP, et vous voilà en train de prôner les plaisirs du déplacement à pied. Mais là, attention, d'autres écueils vous attendent: il va falloir marcher un œil rivé au sol pour éviter les crottes laissées par les charmants chouchous de ces dames, les molosses de ces messieurs et les trous dans le dallage des trottoirs, quand ceux-là ne sont pas carrément investis par les voitures en mal de stationnement, et surveiller de l'autre œil l'arrivée en trombe d'un deux-roues dont l'occupant risque de vous arracher votre sac.
Vous me direz qu'il y a plus grave que ces petits inconvénients. Mais à défaut de pouvoir résoudre la quadrature du cercle, les responsables municipaux pourraient peut-être plancher dessus.
Nos lecteurs ont la parole - Dolly Talhamé
Circuler à Beyrouth
OLJ / le 10 avril 2014 à 00h00


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef