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Liban - Sécurité

Des accrochages violents, et peu habituels, dans le camp de Miyé Miyé font huit morts

Une source palestinienne à Miyé Miyé affirme qu'aucun groupe qui a été impliqué dans les accrochages qui ont éclaté hier dans le camp n'est affilié aux factions palestiniennes majeures.

Les chefs des factions de l'OLP au Liban réunis urgemment hier pour condamner « le recours aux armes pour le règlement de litiges internes ». Photo Agence nationale d'information

De violents accrochages entre deux groupes armés ont secoué hier le camp de réfugiés palestiniens de Miyé Miyé, à Saïda, faisant au total huit morts et plus de dix blessés.


Le groupe « Ansar Allah » (partisans de Dieu), proche du Hezbollah et dirigé par un ancien membre du Fateh, Jamal Sleiman, et le groupe des « Martyrs du retour », conduits par Ahmad Rachid, un proche de Mohammad Dahlane, un ancien dirigeant du Fateh, ont fait un usage intensif de leurs armes sur fond de rivalité pour le contrôle du camp. Des armes lourdes et moyennes, ainsi que des roquettes, ont été utilisées dans les accrochages. Les accrochages ont éclaté lorsque le groupe Ansar Allah a attaqué le bureau d'Ahmad Rachid, le tuant sur le coup, avant « d'assassiner son frère dans son lit », comme le rapporte un habitant du camp. Les éléments d'Ansar Allah ont alors mis la main sur le siège des Martyrs du retour dans le camp, avant l'intervention du comité de coordination entre les factions palestiniennes, secondé par l'armée. Les violences, qui n'auront duré qu'une heure et demie environ, ont abouti à un lourd bilan au niveau des victimes.
Le bilan s'est élevé à huit morts, parmi lesquels Ahmad Rachid et son frère Rachid, Mohammad Assouri, Mohammad Koteich, Hassan Mechaal, Faid Sleiman et Tarek Safadiyé, de nationalités palestinienne et syrienne. Les violences ont également fait plus de dix blessés, dont Mohammad Zeidane, Mostapha Nahhal et Youssef Adwane, qui ont été transportés à l'hôpital Hamchari, dans le camp de Aïn el-Heloué (situé à quelques kilomètres au sud de Miyé Miyé), l'hôpital gouvernemental et l'hôpital du Croissant-Rouge palestinien à Saïda.


Le comité de coordination entre les factions palestiniennes a immédiatement intensifié ses contacts afin de rétablir le calme, tandis que plusieurs unités de l'armée se sont déployées dans les environs du camp, bloquant les routes qui y mènent.


Aucune faction palestinienne majeure n'était impliquée dans ces affrontements, selon une source palestinienne à Miyé Miyé. Ces accrochages seraient liés à une inimitié existante entre deux groupes dont l'un accuse l'autre de vouloir le liquider. Le camp de Miyé Miyé était pourtant connu jusque-là comme l'un des camps palestiniens les plus calmes, selon des observateurs informés.
Un responsable du Fateh au Liban-Sud a indiqué que la querelle entre les deux groupes avait commencé il y a plusieurs semaines après des désaccords personnels entre leurs membres. « Les combats ont maintenant cessé et tous les efforts sont déployés pour rétablir le calme dans le camp », a-t-il ajouté.
Dans un communiqué, le mouvement Fateh a démenti tout lien avec le commandant des Martyrs du retour, Ahmad Rachid. « Celui-ci répond de l'ancien cadre expulsé du Fateh, Mohammad Dahlane. »
En début de soirée, les factions de l'OLP au Liban ont tenu une réunion urgente, à l'issue de laquelle elles ont dénoncé « le recours aux armes dans les règlements de comptes intérieurs » et appelé à un suivi des « incidents déplorables de Miyé Miyé ».


La route intérieure du camp de Aïn el-Heloué a été bloquée temporairement par des proches d'Ahmad Rachid, pour protester contre sa liquidation et la mort de sept autres éléments armés, hier. Un mécontentement qui aura été rapidement contenu.

 

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Le groupe « Ansar Allah » (partisans de Dieu), proche du Hezbollah et dirigé par un ancien membre du Fateh, Jamal Sleiman, et le groupe des « Martyrs du retour », conduits par Ahmad Rachid, un proche de Mohammad Dahlane, un ancien dirigeant du Fateh, ont fait un usage intensif de leurs armes sur fond de rivalité pour le contrôle du camp. Des armes lourdes et moyennes, ainsi que des roquettes, ont été utilisées dans les accrochages. Les accrochages ont éclaté lorsque le groupe Ansar Allah a attaqué le bureau d'Ahmad Rachid, le tuant sur le coup, avant « d'assassiner son frère dans son lit », comme le rapporte un habitant du camp. Les...
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