Dans un contexte d'effervescence sociale, le président du syndicat des employés d'Électricité du Liban (EDL) Charbel Saleh a tenu hier une conférence de presse au siège de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL). Il a appelé les députés à « rendre justice aux employés d'EDL, qui ont été privés de leurs droits et de certaines promotions des années durant ». « Maintenant que justice a enfin été rendue aux journaliers d'EDL, il est temps de faire voter la loi qui promeut les employés de l'institution et leur assure un avenir stable et des possibilités d'évoluer dans leur métier », a-t-il déclaré. M. Saleh a appelé à un sit-in demain, mercredi, à la place Riad el-Solh avant le début de la séance plénière prévue au Parlement. « Nous n'aimerions pas en arriver là, mais si le projet de loi n'est pas adopté, nous prendrons des mesures d'escalade et pourrions mettre à l'arrêt les centrales électriques. »
Par ailleurs, les représentants des locataires ont appelé « toutes les personnes concernées par la "loi noire" à descendre en masse dans les rues de vos villes » pour protester contre une loi qu'ils jugent « criminelle » et qui « met en danger des milliers de familles qui risquent de se retrouver à la rue ». Un sit-in est également prévu demain devant le Parlement pour faire pression sur le président de la République afin qu'il ne signe pas la loi.
Économie - Liban - Social
Les employés d’EDL et les locataires devant le Parlement demain
OLJ / le 08 avril 2014 à 00h26

