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Liban

La Coalition nationale demande au président de renvoyer au Parlement la loi contre la violence

Quatre jours après la polémique qui a entouré l'adoption, au Parlement, de la loi sur la protection contre la violence domestique, la Coalition pour la promulgation d'une loi pour protéger la femme contre la violence domestique a réitéré hier son rejet de ce texte, adopté sans les amendements qu'elle avait proposés. Dans un communiqué, la coalition demande au président de la République Michel Sleiman « de ne pas contribuer à faire plier l'État civil face à la volonté des communautés, de restituer aux femmes leur droit à une protection efficace contre l'ensemble des crimes commis contre elles au sein des familles et de renvoyer le texte de loi au Parlement afin d'y réintroduire les amendements proposés ».
Dans un long exposé, la coalition revient sur la nature de ces amendements, et accuse les autorités et les législateurs d'avoir voulu desservir cette cause en transformant la loi en un texte censé protéger tous les membres de la famille, notamment l'homme, qui est souvent celui qui commet les violences et non les subit, selon elle. La coalition dit « refuser une loi qui n'accorde pas aux femmes une spécificité dans les mesures de protection ». « Si d'autres membres de la famille ont besoin de protection, que les députés de la nation leur élaborent des textes spécifiques, poursuit le communiqué. Nous n'accepterons pas une loi qui ne reconnaît pas une violence exercée contre les femmes parce qu'elles sont des femmes. »
Autres motifs du refus de la loi par la coalition : le fait que le texte légalise le viol conjugal sous le titre de « droits conjugaux », le fait qu'il n'assure pas des pénalisations encore plus strictes pour les crimes commis au sein de la famille, et le fait qu'il empêche la femme de protéger ceux de ses enfants qui ne sont plus en âge de tutelle.
La coalition a annoncé qu'elle poursuivra la lutte jusqu'à ce que les amendements soient apportés à la loi.

Quatre jours après la polémique qui a entouré l'adoption, au Parlement, de la loi sur la protection contre la violence domestique, la Coalition pour la promulgation d'une loi pour protéger la femme contre la violence domestique a réitéré hier son rejet de ce texte, adopté sans les amendements qu'elle avait proposés. Dans un communiqué, la coalition demande au président de la République Michel Sleiman « de ne pas contribuer à faire plier l'État civil face à la volonté des communautés, de restituer aux femmes leur droit à une protection efficace contre l'ensemble des crimes commis contre elles au sein des familles et de renvoyer le texte de loi au Parlement afin d'y réintroduire les amendements proposés ».Dans un long exposé, la coalition revient sur la nature de ces amendements, et accuse les autorités et les...
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