Le groupe se faisant appeler « Liwaa’ Ahrar el-Sunna – Baalbeck » a demandé via Twitter de mettre un terme au projet « irano-séfévide » à Tripoli, représenté par le plan sécuritaire et l’armée... Capture Twitter
Le plan de sécurité continue d'être appliqué avec sérieux à Tripoli. L'armée a ainsi déjà arrêté 17 personnes, dont 4 Syriens, et réquisitionné 13 « deux-roues » et une grande quantité de munitions et d'équipements militaires. De nombreux barbelés ont également été enlevés.
Malgré cela, quelques petits couacs ont été signalés par-ci, par-là. Des inconnus à mobylette ont notamment jeté une bombe sonore entre Baal Darawiche et Jabal Mohsen, sans qu'elle n'explose. Ils ont tiré en l'air avant de s'enfuir. Les forces de l'ordre sont immédiatement arrivées sur les lieux.
C'est dans ce contexte que le président de la municipalité de Tripoli, Nader Ghazal, a effectué une tournée à Bab el-Tebbaneh et Jabal Mohsen. Il a inspecté les travaux dans les zones ravagées par les combats, notamment rue de Syrie, exigeant que « tout aille le plus vite possible pour que la municipalité puisse assurer tous les services dus aux riverains ». Il a également exhorté le président du Haut Comité de secours d'accélérer le paiement des indemnités.
Et c'est de Tripoli également que l'ancien Premier ministre Nagib Mikati a appelé à l'ouverture d'une nouvelle page entre tous les Tripolitains « pour consolider la stabilité et relancer l'économie » de la ville. Il a évoqué les sommes débloquées par son gouvernement à l'époque pour la capitale nordiste, qui s'élèvent à 100 millions de dollars et qui n'ont pas pu être utilisées à cause des incidents qui ont ensanglanté la ville. Réaffirmant la primauté de l'État, M. Mikati a demandé que tous les coupables soient arrêtés et jugés, tout en insistant sur la sacralité de la démocratie et du pluralisme.
Le Renouveau démocratique s'est félicité pour sa part de l'application du plan sécuritaire dans la ville, selon un communiqué publié à l'issue d'une réunion de son bureau politique sous la présidence de Camille Ziadé.


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