Beaucoup d'agitation à Wall Street après la publication d'un livre. C'est simple. Cela fait près d'une semaine qu'on ne parle que de cela à Wall Street et dans les banques américaines. L'auteur c'est Michael Lewis, ancien trader devenu journaliste et écrivain qui s'était rendu célèbre avec Liar's Poker en 1989 et avec le Big Short en 2010 sur la crise des subprimes. Son nouveau livre s'appelle Flash Boys et descend en flèche le trading à haute fréquence.
De quoi s'agit il ? Les High Frequency traders profitent de la technologie la plus sophistiquée en matière de serveurs, de fibres optiques, d'ondes pour gagner quelques millièmes de seconde et trader avec un coup d'avance sur les investisseurs classiques. Pour Lewis on parle de milliards de dollars de bénéfices et pour lui c'est clair, c'est une arnaque, légale, mais une arnaque.
Comment Wall Street a réagi ? Le débat fait rage depuis la sortie du livre. Morgan Stanley, accusée de devoir ses profits à cette activité, a dû se fendre d'un démenti hier. L'introduction en Bourse d'une plateforme de trading a dû être retardée. À l'heure où Goldman Sachs vient d'abandonner le marché à la criée du New York Stock Exchange sur lequel la banque était présente depuis 1896, on n'a pas fini de parler du trading électronique.
Économie
Le trading à haute fréquence est-il une arnaque ?
OLJ / le 05 avril 2014 à 00h00

