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Économie

Rebond du crédit aux entreprises US

Quand on veut illustrer la faiblesse de la reprise économique aux États-Unis, on met généralement en avant l'emploi. On pourrait en dire tout autant de l'investissement des entreprises. L'an dernier, les dépenses en équipement ont progressé de 3,1 % en termes réels, en net freinage par rapport à 2012 (7,6 %) et bien au-dessous de la moyenne historique des phases d'expansion (près de 8 % par an).

L'investissement des entreprises dépend de facteurs bien identifiés, au premier rang desquels figure l'état de la demande. En raison de l'irréversibilité à court terme des dépenses en capital, les entreprises sont incitées à la prudence si elles constatent que les dépenses des ménages sont faibles et incertaines. Il en a bien été ainsi aux États-Unis depuis la fin de la dernière récession, les ménages étant contraints au désendettement. Ce n'est qu'au 2e trimestre de 2013 qu'on a constaté un affermissement de la demande des ménages (baisse du chômage, effet de richesse). Il est bien établi que le cycle de l'investissement est souvent en retard sur le cycle de la consommation en début de reprise, mais ensuite il a tendance à l'amplifier (accélérateur). D'autre part, la décision d'investir réclame de la visibilité sur la politique économique. Or de 2011 à 2013, il y a eu de fortes poussées d'incertitude liées à différents épisodes du débat budgétaire (fiscal cliff, debt ceiling, governement shutdown). Ce frein a heureusement disparu.

L'enquête auprès des CEO faite par Business Round Table tend à montrer au 1er trimestre 2014 une nette embellie du sentiment. L'enquête de la Fed de Philadelphie corrobore ce résultat : les prévisions d'investissement à six mois sont remontées à leur plus haut niveau depuis trois ans.
Enfin, il faut tenir compte des conditions de crédit. À l'issue de la crise de 2008, le ratio d'investissement privé (équipement et immobilier commercial) était tombé à moins de 11 % du PIB, son plus bas niveau depuis les années 1960. Après une courte reprise, sa progression a de nouveau ralenti à partir de 2012, reflétant un crédit moins dynamique. Cette situation est en train de changer. Depuis quelques semaines, le crédit industriel et commercial connaît une vive accélération. Mis bout à bout, ces éléments décrivent un scénario de rebond de l'investissement.

 

Quand on veut illustrer la faiblesse de la reprise économique aux États-Unis, on met généralement en avant l'emploi. On pourrait en dire tout autant de l'investissement des entreprises. L'an dernier, les dépenses en équipement ont progressé de 3,1 % en termes réels, en net freinage par rapport à 2012 (7,6 %) et bien au-dessous de la moyenne historique des phases d'expansion (près de 8 % par an).
L'investissement des entreprises dépend de facteurs bien identifiés, au premier rang desquels figure l'état de la demande. En raison de l'irréversibilité à court terme des dépenses en capital, les entreprises sont incitées à la prudence si elles constatent que les dépenses des ménages sont faibles et incertaines. Il en a bien été ainsi aux États-Unis depuis la fin de la dernière récession, les ménages étant...
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