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Liban

Politique de voisinage : l’UE loue l’accueil du Liban aux réfugiés syriens

La haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne Catherine Ashton, et le commissaire européen chargé de l'Élargissement et de la Politique de voisinage Stefan Füle ont rendu public hier le « Paquet voisinage annuel 2014 », qui concerne l'application de la Politique européenne de voisinage pour l'an 2013. Cela comporte en fait un rapport commun intitulé « Le voisinage à la croisée des chemins » et un ensemble de rapports régionaux et spécifiques pour chaque pays. Le rapport sur le Liban a pour sa part souligné les principaux développements et les efforts de réforme en 2013, émettant des recommandations pour l'avenir :
« Malgré la crise politique, sécuritaire et des réfugiés affectant le pays, le Liban est resté fortement engagé dans son partenariat avec l'UE tout au long de 2013, explique le rapport. Le Liban et l'UE ont convenu d'appliquer le deuxième Plan d'action de la Politique européenne de voisinage à partir du début de 2013. L'étendue et l'intensité du soutien de l'UE au Liban a augmenté substantiellement, et le Liban a continué d'être une destination majeure pour les réfugiés de Syrie (environ 974 400 à la fin de mars 2014). Par ailleurs, on peut louer le Liban pour avoir gardé ses frontières ouvertes aux réfugiés, ce qui a profondément sollicité les ressources du pays. »
Et d'ajouter : « Durant la période concernée, le Liban a pris en considération plusieurs des recommandations citées dans le Rapport d'avancement 2012, et a effectué quelques avancées en ce qui concerne les négociations sur l'Accord sur l'évaluation de la conformité et l'acceptation des produits industriels, l'élaboration d'une législation sur les marchés publics, sur la lutte contre la corruption et sur les travailleurs migrants.»

État des lieux libanais
« Cette législation, toutefois, n'a pas été adoptée par le Parlement. Le Liban est encouragé à concentrer ses efforts dans l'année à venir sur ce qui suit : maintenir en place un gouvernement efficace, tout en s'assurant que les lois soient dûment examinées et adoptées par le Parlement ; améliorer la réponse nationale à la présence des réfugiés de Syrie en coordination avec les partenaires internationaux, les agences des Nations unies et les organisations humanitaires ; poursuivre le dialogue direct entre les forces politiques sur base de la déclaration de Baabda pour répondre aux besoins immédiats découlant du conflit syrien, tout en visant un accord plus large tourné vers l'avenir, y compris l'élection d'un nouveau président et les questions de défense nationale ; réaliser une réforme électorale à temps avant les élections législatives d'ici à novembre 2014 ; avancer dans la gestion des finances publiques ; renforcer la protection des droits de l'homme et lutter contre toute forme de discrimination, en particulier en ce qui concerne les populations vulnérables ; faire avancer la réforme de la justice, en particulier en vue d'assurer l'indépendance quant aux nominations des juges, de limiter la compétence des tribunaux militaires, d'améliorer la gestion des prisons et les conditions de détention, et de lutter contre l'impunité à tous les niveaux, y compris en coopérant pleinement avec le Tribunal spécial pour le Liban ; prendre des mesures urgentes pour améliorer l'approvisionnement en énergie et limiter les coupures d'électricité (...). »

Critiques
« Le Liban n'a pas avancé dans la ratification de certains instruments internationaux tels que le statut de Rome de la CPI ou la convention de Genève sur les réfugiés, a poursuivi le texte. Dans l'ensemble, les droits de l'homme et les libertés fondamentales ont été généralement bien respectés au Liban. Cependant, le plan d'action national des droits de l'homme, annoncé en 2012, n'a pas été adopté au cours de la période considérée. Malgré la liberté relative des médias, la censure a continué à être utilisée contre les messages perçus comme blasphème et atteintes à la religion. Dans le domaine politique, les défis à relever incluent l'amélioration de l'efficacité et de l'indépendance du système judiciaire, l'amélioration de la gestion des prisons, l'abolition de la peine de mort, l'amélioration du traitement des immigrés et des réfugiés et la promotion de la participation des femmes dans la vie politique et sociale. Dans le domaine commercial, fort peu de développements ont été réalisés par le Liban pour son accession à l'Organisation mondiale du commerce. »

La haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne Catherine Ashton, et le commissaire européen chargé de l'Élargissement et de la Politique de voisinage Stefan Füle ont rendu public hier le « Paquet voisinage annuel 2014 », qui concerne l'application de la Politique européenne de voisinage pour l'an 2013. Cela comporte en fait un rapport commun intitulé « Le voisinage à la croisée des chemins » et un ensemble de rapports régionaux et spécifiques pour chaque pays. Le rapport sur le Liban a pour sa part souligné les principaux développements et les efforts de réforme en 2013, émettant des recommandations pour l'avenir :« Malgré la crise politique, sécuritaire et des réfugiés affectant le pays, le Liban est...
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