Le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, a souligné hier, dans une déclaration à Radio-Orient, « l'énorme responsabilité qui incombe aux forces du 14 Mars, lesquelles se doivent de s'entendre sur un seul candidat à la présidence pour défendre les principes » de cette coalition.
Prié de commenter les propos du président syrien, Bachar el-Assad, qui s'était prononcé récemment pour l'élection, à la tête de la République, d'une personnalité issue de la « moumanaa » (l'axe irano-syrien), M. Pharaon a répondu en estimant que le président syrien essaie « de semer les troubles sur la scène politique intérieure ». « Ses propos sont en fait un message qu'il nous adresse pour nous prévenir que nous ne devons pas oublier la Syrie qui pèse toujours de son poids dans la présidentielle et qu'il va user de pressions à travers ses alliés pour atteindre ses objectifs. »
Jugeant « préférable » que le nouveau chef de l'État soit élu avant la fin du mandat du président Sleiman, le ministre Pharaon a estimé, en réponse à une question, que l'amendement de la Constitution « est difficile et reflétera une importante crise ».

