Poignée de main entre Gebran Bassil et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Photo Dalati et Nohra
En marge des réunions officielles du sommet tenu au Koweït, le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a rencontré hier le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, dans l'une des salles réservées à cette fin au palais al-Bayan.
À l'issue de la rencontre, le responsable russe a précisé que la crise syrienne a été au centre des échanges.
Interrogé sur l'éventualité de la tenue d'un troisième round de Genève 2, M. Bogdanov a précisé que son gouvernement considère qu'il est « très important et extrêmement utile de fixer une date pour la tenue de ce troisième round de dialogue syro-syrien dans le cadre de Genève 2 ».
« Nous espérons que Lakhdar Brahimi poursuivra la mission qui lui a été impartie par le secrétaire général des Nations unies et la communauté internationale, car, a-t-il dit, l'objectif est resté le même, à savoir l'application du communiqué de Genève 1. »
Le vice-ministre a précisé que la mission commune à tous les participants ainsi qu'au secrétaire général de la Ligue arabe et aux parties turques et arabes, « est de convaincre les Syriens de se mettre à la même table et de s'entendre sur une seule et même interprétation de la déclaration de Genève, notamment pour ce qui est des décisions prises dans le cadre de Genève 1 concernant la relance de la dynamique politique, la question des réfugiés, la sécurité, l'économie et la lutte contre le terrorisme, un problème qui constitue une menace pour tout le monde », a-t-il dit.
Prié de dire quel rôle peut jour la Russie pour aider le Liban dans sa propre lutte contre le terrorisme, M. Bogdanov a répondu que son pays ne saurait jouer seul ce rôle, ou de manière isolée.
« Nous devons contribuer dans le cadre des efforts internationaux communs, avec la coopération de nos amis arabes et turcs, ainsi que celle des États-Unis et d'autres acteurs », a-t-il indiqué.
M. Bassil a également rencontré son homologue bahreïni, cheikh Khaled ben Ahmad ben Mohammad al-Khalifa. Les relations bilatérales ont été évoquées par les deux hommes.
À l'issue de la rencontre, le ministre bahreïni a indiqué avoir évoqué avec M. Bassil le sujet du terrorisme, ainsi que les défis auxquels fait face le Liban et ceux rencontrés par l'émirat du Bahreïn.


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14 h 26, le 28 mars 2014