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Liban

Ali Eid, Hachem Minkara et 19 personnes inculpés dans l’affaire du double attentat de Tripoli

Les ministres Derbas et Rifi, hier, en compagnie de l'ancien député Raféi.

La situation s'est à nouveau détériorée hier en soirée à Tripoli.
Un enfant a été tué, Ahmad Sayed, âgé de 11 ans, et plusieurs personnes ont été blessées quand un obus est tombé à Bab el-Tebbané.
Par ailleurs, Hassan Mazloum, originaire de Rihaniyé, dans le Akkar, et habitant à Jabal Mohsen, a été tué par des inconnus. Il était au volant de sa voiture quand il a été touché. Son véhicule a roulé à vide et a percuté une piétonne qui est morte sur-le-champ. La famille de Mazloum a bloqué la route internationale menant en Syrie au niveau de Haïssa, en guise de protestation. L'armée a réussi à débloquer la route hier en soirée.
D'autre part, une rixe a éclaté à Beddaoui, non loin d'un barrage de l'armée, et des coups de feu ont été échangés.
À l'entrée d'Abi Samra, la famille Harmouch a observé un sit-in au cours duquel elle a bloqué la route pour attirer l'attention sur la disparition en Syrie de Hassan Ahmad Harmouch. Elle a appelé le chef de l'État, Michel Sleiman, le Premier ministre, Tammam Salam, et le président de la Chambre, Nabih Berry, à intervenir afin de faire la lumière sur son sort.

Inculpation de Ali Eid
Sur un autre plan, le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Sakr Sakr, a demandé hier l'inculpation du leader du Parti arabe démocratique Ali Eid ainsi que de trois autres personnes, pour avoir facilité la fuite en Syrie de personnes recherchées par la justice.
Sakr Sakr avait engagé le 5 novembre dernier des poursuites contre Ali Eid et l'un de ses adjoints, Ahmad Mohammad Ali, en détention, pour avoir aidé le principal suspect dans le double attentat de Tripoli, en août 2013, à fuir en Syrie.
Le juge a également ordonné l'inculpation du chef du mouvement islamique al-Tawhid, Hachem Minkara, pour avoir dissimulé des informations à propos du double attentat. Cheikh Minkara aurait eu des informations sur la préparation des attentats par des hommes de main des services de renseignements syriens au Liban.
Toujours dans le cadre de ce double attentat, qui avait fait 45 morts, le juge Sakr a ordonné l'inculpation de 16 autres personnes. Il a ensuite transféré le dossier au premier juge d'instruction militaire, Riad Abou Ghida, pour la publication de l'acte d'accusation.

Tournée de Rifi
et de Derbas
Par ailleurs, Achraf Rifi et Rachid Derbas, respectivement ministres de la Justice et des Affaires sociales, tous deux originaires de Tripoli, ont effectué une tournée au Liban-Nord, rendant visite à l'ancien député Abdel Majid Rafeï et à l'évêque grec-catholique de Tripoli et du Liban-Nord, Mgr Édouard Daher, qui réside actuellement dans le Koura.
Prenant la parole, Mgr Daher a mis l'accent sur les besoins sécuritaires et sociaux de la capitale du Nord.
M. Rafeï, de son côté, a appelé à l'adoption d'un plan politique et sécuritaire pour mettre un terme à la violence dans la ville.
De son côté, le général Rifi a souligné l'importance de la convivialité, notant qu'il faut « rétablir une vie normale à Tripoli ». « La sécurité est la priorité de ce gouvernement et nous voulons adopter un plan de sécurité à Tripoli, jumelé à un plan de développement social et économique, a-t-il déclaré. Nous comptons trouver des emplois aux jeunes afin qu'ils déposent les armes et qu'ils vivent dignement. »
Pour sa part, M. Derbas a déclaré que son ministère « devrait s'occuper des moins nantis au Liban », soulignant que « leur nombre est presque équivalent aux déplacés syriens ayant trouvé refuge dans le pays ».
Par ailleurs, dans une déclaration, le député Mouïne Merhebi a démenti des rumeurs selon lesquelles des armes ont été acheminées vers Tripoli par la mer. Et de demander que « si c'était véritablement le cas, pourquoi l'armée n'est pas intervenue pour arrêter les trafiquants ».
De son côté, le député Nidal Tohmé a indiqué qu'un « plan politique et sécuritaire qui ne prend pas en compte le soutien accordé à l'armée est incomplet ».
Le député Imad el-Hout a appelé, pour sa part, à l'adoption d'un « plan de sécurité global pour tout le Liban ». « Ce plan ne devrait pas être adopté pour un quartier ou pour une ville, mais pour tout le pays », a-t-il dit.
L'ancien député Misbah Ahdab a noté, quant à lui, que « le nouveau gouvernement devrait prendre une décision claire visant à assurer la sécurité à Tripoli ».

 

La situation s'est à nouveau détériorée hier en soirée à Tripoli.Un enfant a été tué, Ahmad Sayed, âgé de 11 ans, et plusieurs personnes ont été blessées quand un obus est tombé à Bab el-Tebbané.Par ailleurs, Hassan Mazloum, originaire de Rihaniyé, dans le Akkar, et habitant à Jabal Mohsen, a été tué par des inconnus. Il était au volant de sa voiture quand il a été touché. Son véhicule a roulé à vide et a percuté une piétonne qui est morte sur-le-champ. La famille de Mazloum a bloqué la route internationale menant en Syrie au niveau de Haïssa, en guise de protestation. L'armée a réussi à débloquer la route hier en soirée.D'autre part, une rixe a éclaté à Beddaoui, non loin d'un barrage de l'armée, et des coups de feu ont été échangés.À l'entrée d'Abi Samra, la famille Harmouch a observé un...
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