M. Hale en compagnie du Premier ministre Tammam Salam, au Sérail. Photo Dalati et Nohra
L'ambassadeur des États-Unis, David Hale, a affirmé que le rôle des États-Unis « est d'aider à la protection des échéances électorales et à ne pas permettre les ingérences extérieures dans les choix (électoraux), qui restent le droit exclusif des Libanais ». « Cela est uniquement possible et réalisable par le biais d'un gouvernement capable de travailler », a-t-il dit.
Le diplomate US a indiqué que son gouvernement « condamne les agressions répétées contre la souveraineté libanaise commises par les forces régulières syriennes ainsi que les affrontements qui ont lieu à Tripoli et tous les actes susceptibles d'entraîner le Liban dans la guerre qui a lieu en Syrie ».
« Nous somme prêts à coopérer avec le gouvernement et son chef dans l'optique de consolider et de renforcer les relations bilatérales américano-libanaises afin d'aider le Liban à se protéger et de soutenir les Libanais pour qu'ils puissent réaliser leurs aspirations », a ajouté le diplomate, à l'issue d'une tournée effectuée auprès des responsables libanais.
M. Hale s'est rendu auprès du président du Parlement Nabih Berry, avec qui il a effectué un tour d'horizon de la situation. Il s'est également entretenu avec le Premier ministre, Tammam Salam. À l'issue de la rencontre, il a indiqué qu'il vient de rentrer des États-Unis où il a notamment conféré avec le secrétaire d'État, John Kerry.
M. Hale a rappelé que le président Barack Obama s'est entretenu par téléphone avec le Premier ministre pour le féliciter notamment du vote de confiance accordé à son gouvernement et a évoqué avec lui les échéances électorales, parlementaires et présidentielle.
L'ambassadeur US a par ailleurs dénoncé toutes les violations de souveraineté commises par les forces syriennes ainsi que les combats à Tripoli, exprimant sa solidarité avec la capitale du Nord ainsi qu'avec Ersal et ses environs.
Le conflit syrien
Par ailleurs M. Hale a déclaré, évoquant la situation en Syrie : « Plus le conflit en Syrie dure, plus les répercussions se feront sentir au Liban. Le régime Assad est l'auteur, et non la victime, de la violence et de l'extrémisme. Soutenir ce régime revient seulement à retarder la fin du conflit et augmenter par conséquent les dangers pour le Liban. »
M. Hale a tenu à préciser que les États-Unis n'ont pas de rôle à jouer en « matière de choix » à effectuer pour l'élection des leaders libanais, notamment du président. « Ils peuvent toutefois aider, aux côtés de la communauté internationale, à s'assurer que les Libanais pourront le faire, conformément à leur Constitution, dans les délais impartis et loin des ingérences extérieures. »
Le diplomate a en outre évoqué des « questions urgentes, notamment le flux de réfugiés qui fuient le conflit syrien vers le Liban ».
« Dans ce cadre, nous offrons un soutien important », a-t-il dit, rappelant avoir fait don de plus d'un milliard de dollars à l'armée libanaise et aux Forces de sécurité intérieure au cours de l'année dernière pour les aider dans leur « mission de lutte contre les attentats terroristes fomentés en Syrie ». Il a également évoqué le versement des 340 millions de dollars effectué par son gouvernement en matière d'aide accordée « aux associations qui accueillent et aident les réfugiés en provenance de la Syrie ».
L'ambassadeur a estimé par ailleurs que « la politique de distanciation du Liban par rapport à la crise syrienne est la meilleure option possible » pour le pays, d'où le « soutien » de son gouvernement à la déclaration de Baabda, a-t-il souligné.
M. Hale s'est également entretenu avec le chef du bloc du Futur, Fouad Siniora, ainsi qu'avec le leader des Forces libanaises, Samir Geagea.


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