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Liban

Le ministre égyptien des AE met en garde contre la partition de la région

Le président des FL en compagnie de la délégation égyptienne. Photo Aldo Ayoub

En tournée auprès des responsables politiques libanais, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Nabil Fahmi, a mis en garde samedi contre « le complot qui vise le monde arabe, et dont l'aspect le plus dangereux est le projet de partition de la région sur base communautaire ».
« Nous avons peur de la dégradation de la situation et de l'enlisement vers un mode de pensée qui s'inscrit en dehors des civilisations et des principes démocratiques, a déclaré M. Fahmi. Peur aussi de s'enliser dans un extrémisme qui fait fi de l'entité étatique. »
Le chef de la diplomatie égyptienne, qui s'est rendu auprès de plusieurs officiels et hauts responsables et représentants de l'ensemble des partis politiques, a affirmé que son pays œuvre à « lutter contre ce projet pernicieux ».
M. Fahmi a notamment rendu visite au leader des Kataëb, le président Amine Gemayel, qui a insisté devant son interlocuteur sur la nécessité « de neutraliser la scène libanaise, dans le sens d'une neutralité positive et dynamique, en éliminant tous les obstacles qui entravent le dialogue, la stabilité et la paix civile interne ».
Le ministre égyptien a indiqué à son tour qu'il était porteur d'« un message de soutien au Liban, à ses institutions et son armée ». Il a tenu à préciser par ailleurs, en réponse à une question, que « la crainte de l'extrémisme ne vaut pas pour le Liban seulement mais également pour l'ensemble du monde arabe ». Et de lancer un appel en faveur de l'édification d'un monde arabe « civilisé, fondé sur le concept de l'État et le respect de la souveraineté, et non sur base d'entités communautaires ou idéologiques ».
Avec le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, auprès de qui il s'est également rendu, M. Fahmi a notamment évoqué « les répercussions de la crise syrienne au Liban sur tous les plans, ainsi que le rôle efficace de l'Égypte dans la région », a précisé un communiqué issu du bureau des FL. Les développements régionaux et la situation libanaise ont été également au centre d'un échange entre le ministre égyptien et le chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun.
M. Fahmi s'est entretenu en outre avec l'ancien chef de gouvernement, Fouad Siniora, en présence du ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk. Évoquant « la récupération par l'Égypte de son rôle historique dans la région », M. Siniora a salué « le retour à l'action » sur la scène arabe de manière générale, estimant que ce nouveau sursaut ne peut que se répercuter positivement sur les deux plans libanais et arabe.
Interrogé sur les propos du Premier ministre, Tammam Salam, qui avait laissé entendre que l'éventualité de la prorogation du mandat du chef de l'État n'est pas encore tout à fait écartée, le ministre égyptien a répondu que l'Égypte estime que « les efforts doivent toujours être déployés dans le sens de la réalisation des échéances constitutionnelles en temps voulu ». M. Fahmi a enfin rencontré le ministre Hussein Hajj Hassan.

En tournée auprès des responsables politiques libanais, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Nabil Fahmi, a mis en garde samedi contre « le complot qui vise le monde arabe, et dont l'aspect le plus dangereux est le projet de partition de la région sur base communautaire ».« Nous avons peur de la dégradation de la situation et de l'enlisement vers un mode de pensée qui s'inscrit en dehors des civilisations et des principes démocratiques, a déclaré M. Fahmi. Peur aussi de s'enliser dans un extrémisme qui fait fi de l'entité étatique. »Le chef de la diplomatie égyptienne, qui s'est rendu auprès de plusieurs officiels et hauts responsables et représentants de l'ensemble des partis politiques, a affirmé que son pays œuvre à « lutter contre ce projet pernicieux ».M. Fahmi a notamment rendu visite au...
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