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Campus - Libre cours

La médiation culturelle : création (et réparation) du lien social

La culture, dans son sens le plus large, était à l'honneur, le 17 mars, au rectorat de l'UL. Au programme de la Journée de la francophonie organisée par l'active équipe du master professionnel de médiation culturelle : des mots, des images et, surtout, des émotions. Un public dense, composé en grande partie d'universitaires, a ainsi découvert le large éventail de projets menés par les étudiants en médiation culturelle depuis le lancement du master à la rentrée 2012. « Malgré les temps difficiles que le Liban traverse, les manifestations culturelles abondent et chacune a son public. Mais il s'agit de favoriser l'extension de ces publics et surtout d'assurer la relève, et ce en sensibilisant les jeunes, dès l'école, à l'art sous toutes ses formes et au patrimoine, et en allant au devant des publics dits "éloignés" », affirme le Dr Liliane Sweydane, initiatrice et responsable du master professionnel de médiation culturelle, en présence du Dr Asma Chamly-Halwani, doyenne de la faculté des lettres, et de Mme Sandra Barrère, attachée de coopération pour le français à l'Institut français du Liban.
Les travaux estudiantins, très variés, s'inscrivent tous dans une optique de démocratisation de la culture. À commencer par les courts métrages réalisés par Fadia Kazwini et Nadia Jaber sous la direction du Dr Samah Daakour autour du roman Rue des Voleurs de Mathias Énard : Confessions d'un jeune Arabe et un documentaire sur une ruelle à Beyrouth appelée (elle aussi) rue des Voleurs. Le troisième film, intitulé En Orient, rien de nouveau, est élaboré par des étudiantes de la section V à Saïda à partir d'un texte pluriel faisant écho aux romans Le Quatrième mur de Sorj Chalandon et Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre. Dans les trois films, les textes, réécrits par une vingtaine d'étudiants, sont d'une grande sensibilité. Les mots, justes, percutants, touchants. Certains médiateurs en devenir ont même réalisé des tableaux, fort émouvants, en relation avec les romans, après avoir suivi des cours de peinture.
Un livret de poésie intitulé Nous parlons français !, rassemblant des textes poétiques dont certains sont produits par les étudiantes en médiation, a été distribué au public. Des extraits ont été lus au cours de l'événement.
La créativité et la pertinence ont marqué les projets exposés dont : une émission télévisée francophone sur l'origine des proverbes libanais (Fadia Kazwini), des études sur le « franbanais » (Rola Zayour) et les croisements linguistiques (Mona Merhi), un aperçu de la médiation environnementale (Maya Nakhel) et le slam pour rendre la poésie attrayante au regard des écoliers (Miral Hammoud). Des travaux en cours de réalisation ont également été présentés : médiation du film Héritages de Philippe Aractingi et un projet culturel en milieu hospitalier (Fadia Kazwani) pour améliorer l'environnement des enfants hospitalisés.
Au delà des projets eux-mêmes, cet évènement a réussi à mettre en lumière l'importance de la médiation culturelle et la dimension citoyenne qu'elle porte. D'ailleurs, il suffit de jeter un coup d'œil sur les différents secteurs auxquels se sont intéressés les étudiants (en M1) du Dr Rana Baroud pour voir l'étendue, géographique et thématique, que prennent ces actions et le rôle de construction de lien social qu'elles pourraient jouer au niveau du pays.


La culture, dans son sens le plus large, était à l'honneur, le 17 mars, au rectorat de l'UL. Au programme de la Journée de la francophonie organisée par l'active équipe du master professionnel de médiation culturelle : des mots, des images et, surtout, des émotions. Un public dense, composé en grande partie d'universitaires, a ainsi découvert le large éventail de projets menés par...

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