La compagnie publique de transport aérien Oman Air sera restructurée cette année, avant sa privatisation, dans le cadre d'une politique générale de privatisation des entreprises publiques omanaises, a indiqué hier le ministre des Finances, Darwish al-Baloushi.
Dans le cadre de sa restructuration, Oman Air « sera divisée en trois sociétés : une pour le fret, une autre pour les services au sol et la dernière pour le transport aérien » de passagers, a déclaré à l'AFP M. Baloushi, également président du conseil d'administration de cette compagnie. « Une décision de privatisation sera ensuite prise au vu des résultats de chacune de ces sociétés », a-t-il ajouté alors qu'Oman Air, déficitaire, avait encore accusé en 2012 des pertes de 97 millions de rials (251,2 millions de dollars), en légère baisse par rapport à 2011 (285 millions de dollars).
Le ministre a en outre indiqué que son gouvernement allait poursuivre la privatisation de la compagnie de télécommunications Omantel, dont il détient 70 % des parts. « Après avoir soumis en février 9,5 % de ses actions dans Omantel à la souscription d'investisseurs omanais, le gouvernement va proposer le 27 mars 9,5 % de ses actions au public omanais », a-t-il déclaré, précisant que la cession des 19 % devrait rapporter au Trésor public au total 140 millions de rials (362,6 millions de dollars). Il a assuré que son gouvernement était « sérieux » dans son plan de privatisation des quelque 60 compagnies qu'il détient mais qu'il tenait à proposer aux investisseurs des compagnies ayant des bilans positifs.
Oman est un pays pétrolier, non membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Mais sa production de brut reste toutefois modeste (935 000 barils en février) comparée à celle de ses voisins arabes du Golfe qui, avec l'Iran et l'Irak, détiennent 50 % des réserves pétrolières mondiales.
Pour l'année 2014, le gouvernement a adopté un budget d'État de 13,5 milliards de rials (35 milliards de dollars), en hausse de 5 % par rapport à 2013 mais déficitaire de 1,8 milliard de rials (4,66 milliards de dollars). Le déficit représente 6 % du PIB du sultanat, dont le budget a été calculé sur la base d'un prix du baril de pétrole brut à 85 dollars, selon les autorités.
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