Hajj Hassan : L’industrie libanaise doit être mise au premier plan, tout comme le tourisme ou le secteur bancaire.
« La production et l'industrie sont le reflet du développement d'une nation et les pays développés sont ceux qui affichent une balance industrielle excédentaire », a affirmé le ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan. Ses propos ont été tenus hier lors d'une cérémonie de remise de diplômes à des industriels, organisée par l'Institut de recherche industrielle (IRI) et le Centre libanais de production propre, en coopération avec l'Onudi et l'ambassade d'Autriche. « Notre objectif est donc de développer le secteur industriel au Liban, mais à de faibles coûts, pour pouvoir rester compétitifs, tout en respectant les normes de développement durable, pour préserver notre environnement », a-t-il affirmé. « Il nous faudrait adopter la production durable pour éviter d'épuiser nos matières premières, diminuer les effets de la pollution et mieux contrôler les prix », a ajouté M. Hajj Hassan.
Le ministre a par ailleurs mis l'accent sur la nécessité d'appliquer « un commerce plus égalitaire avec le reste du monde ». « Nous cherchons à développer nos relations commerciales bilatérales, mais à condition que les pays partenaires ouvrent véritablement leurs marchés et n'usent pas du protectionnisme sous prétexte de quelconques normes de sécurité », a insisté M. Hajj Hassan. Selon lui, l'industrie libanaise a besoin d'un plan global et doit être mise au premier plan, tout comme le tourisme, le secteur bancaire ou d'autres secteurs centrés sur les services. « Sans l'industrie et l'agriculture, le Liban ne peut assurer une croissance globale et régénératrice, et perdrait beaucoup d'opportunités d'emploi », a indiqué le ministre de l'Industrie. Il a enfin insisté sur la nécessité de réduire les coûts de production, « en adoptant une nouvelle politique immobilière et en réduisant les coûts énergétiques ».

