Les Chinois accélèrent leur programme « révolutionnaire » de remise à plat des fondations de leur croissance. Ce week-end, ils ont annoncé un élargissement de la fourchette de fluctuation du yuan qui passe de 1 à 2 %. Dans quelques mois, le yuan flottera librement. Le but à court terme est de faire baisser le yuan pour relancer les exportations. Comme l'a fait le Japon l'année dernière.
Grandes manœuvres sur le marché des changes. On peut dire, depuis ce week-end, que la guerre des changes a officiellement repris. Les Chinois ont décidé d'accélérer la dévaluation de leur monnaie pour doper leur croissance. Dans chaque zone économique, la croissance est sous pression et la monnaie reste l'arme de relance la plus simple en théorie. Les Japonais l'ont utilisée massivement l'année dernière.
Le problème c'est que tout le monde ne peut pas baisser sa monnaie en même temps. Les Japonais l'ont fait, les pays émergents l'ont fait aussi, parfois contre leur gré, les États-Unis le font en permanence et maintenant les Chinois le font. Du coup, il ne reste qu'une cible, l'euro. Et l'euro grimpe malgré une des situations géopolitiques à nos portes les plus dangereuses depuis des décennies.
Et la Banque centrale européenne ne réagit pas. Pas pour l'instant. Elle va devoir le faire si l'euro passe au-dessus des 1,40. Il ne lui reste plus beaucoup d'arme. Sauf des taux à court terme négatifs. Cette guerre des changes va être violente.


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