Après un calme précaire dans la journée, les accrochages ont repris avec violence hier soir à Tripoli. Six personnes ont été tuées au cours des dernières 48 heures. Les heurts, qui ont également fait une quarantaine de blessés, avaient éclaté jeudi entre Jabal Mohsen et Bab el-Tebbané.
Des échanges de tirs intermittents ont eu lieu hier dans le secteur où sévissent les francs-tireurs. Six personnes ont été tuées dans ce nouveau cycle de violences, notamment une fillette de 10 ans et un jeune homme, jeudi, alors qu'une femme a succombé à ses blessures et un jeune homme a été tué par des francs-tireurs hier, selon un responsable de la sécurité. L'armée libanaise a arrêté « cinq hommes armés », a-t-il ajouté.
Les affrontements à la roquette et à l'arme automatique avaient éclaté jeudi entre les deux quartiers après qu'un sunnite a été abattu de quatre balles dans la poitrine par deux hommes cagoulés circulant à mobylette en plein centre de Tripoli.
Hier à midi, le Parti arabe démocratique a annoncé que « suite à des négociations menées par l'armée entre le parti et les miliciens de Bab el-Tebbané, l'on est parvenu à un cessez-le-feu ».
En début d'après-midi, hier, une bande de miliciens s'en est pris à des soldats de l'armée à Kobbé. Un membre de la troupe a été blessé au bras.
Les députés de Tripoli ont tenu, par ailleurs, une réunion au domicile de Mohammad Kabbara pour discuter de la situation sur le terrain. Prenant la parole à l'issue de la réunion, le député Mohammad Kabbara a indiqué qu'il refuse que « Tripoli devienne une boîte aux lettres où l'on poste des messages de violence ». Il a appelé « à transmettre le dossier de la double explosion des deux mosquées de Tripoli à la Cour de justice ». Il a aussi invité « l'armée et la police à assumer leurs responsabilités à Tripoli et à faire face au chaos qui règne dans la ville », soulignant que le nouveau cycle de violence est lié au bras de fer portant sur la teneur de la déclaration ministérielle, l'objectif étant de faire pression sur les ministres du 14 Mars, en provoquant une escalade à Tripoli, afin d'obtenir une reconnaissance, par le 14 Mars, de la légalité et de la légitimité de l'arsenal militaire du Hezbollah.
De son côté, l'ancien ministre Fayçal Karamé a souligné que « seule une décision politique pourrait régler les problèmes de sécurité à Tripoli ».
Par ailleurs, le ministre de la Justice, Achraf Rifi, a présidé une réunion pour discuter de la construction d'un nouveau Palais de justice à Tripoli.
Liban
Les francs-tireurs poursuivent leur sale besogne à Tripoli
OLJ / le 15 mars 2014 à 01h11


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